Auteur

Mikhaïl Boulgakov

(Le personnage s'adresse à un fonctionnaire à la suite de la perte de ses papiers) - Rendez-moi mes papiers. Mon nom est sacré. Restaurez-le!
(On veut arrêter un personnage qui a perdu ses papiers) - On ne peut pas m'arrêter ... parce que je suis on ne sait qui.
(Le personnage se prépare au suicide) - Le courage de la mort lui gonfla l'âme.
La cocaïne, c'est le diable dans un flacon!
Le morphinomane a un privilège que personne ne peut lui enlever: sa capacité à vivre totalement seul. Et la solitude, ce sont des pensées importantes, significatives, la contemplation, la sérénité, la sagesse.
Certes, l'homme est mortel, dit-il, mais il n'y aurait encore là que demi-mal. Le malheur, c'est que l'homme meurt parfois inopinément.
Aucune force au monde ne peut obliger une foule à se taire tant qu'elle n'a pas exhalé tout ce qui s'est accumulé en elle et qu'elle ne se tait pas d'elle-même.
Il faut reconnaître que, parmi les intellectuels, on rencontre parfois, à titre exceptionnel, des gens intelligents.
On a bien tort de vouloir faire de grands projets, ça ne sert à rien!
Ce sont des faits. Et les faits sont la chose la plus obstinée du monde.
(C'est le Diable qui parle) - ... les manuscrits ne brûlent pas!
Je n'existe plus puisque je n'ai plus de papier.
La lâcheté est le pire de tous les défauts!
Un écrivain ne se définit pas du tout par un certificat, mais par ce qu'il écrit.
Qui prend son temps n'en manque jamais.
Voici venir le crépuscule. L'heure grave où l'on rend les comptes.
La porte s'ouvrit toute grande, et, toujours allongé sur le plancher, je frissonnais de terreur. Aucun doute n'était possible ..., devant moi se tenait Méphistophélès.
Le papier couvert d'écriture brûle mal.
Suis-moi, lecteur! Qui t'a dit que l'amour véritable, fidèle, éternel, cela n'existait pas? Le menteur, qu'on lui coupe sa langue scélérate! Suis-moi, mon lecteur, et nul autre que moi, je te le montrerai, cet amour!
Aucune force au monde ne peut obliger une foule à se taire tant qu'elle n'a pas exhalé tout ce qui s'était accumulé en elle et qu'elle ne se tait pas d'elle-même.
L'amour surgit devant nous comme surgit de terre l'assassin au coin d'une ruelle obscure et nous frappa tous deux d'un coup. Ainsi frappe la foudre, ainsi frappe le poignard!
A quoi servirait ton bien, si le mal n'existait pas, et à quoi ressemblerait la terre, si on en effaçait les ombres?
Il ne faut rien oublier, pas même les bagatelles.
Ecoute ce silence, dit Marguerite, tandis que le sable bruissait légèrement sous ses pieds nus, écoute, et jouis de ce que tu n'as jamais eu de ta vie le calme.
Les manuscrits ne brûlent pas !

Œuvres de Mikhaïl Boulgakov

Coeur de chienDiablerieJ'ai tué, La couronne rougeLe Maître et Marguerite (1942)Le Roman théâtral (1937)Morphine