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Michelle Obama

Chaque femme qui a voté contre Hillary Clinton a voté contre sa propre voix.
Chaque matin je me réveille dans une maison qui a été construite par des esclaves. Et je regarde mes filles, deux jeunes femmes noires, belles et intelligentes, jouer avec leurs chiens sur la pelouse de la Maison Blanche. Et grâce à Hillary Clinton, mes filles, tous nos enfants, savent maintenant qu’une femme peut devenir présidente des États-Unis.
Imaginez que vous êtes une jeune fille brillante, curieuse, pleine d’ambition... Un jour, on vous tape sur l’épaule en disant ?: « Désolé, tes rêves s’arrêtent ici. Tu dois lâcher l’école, te marier avec un homme de 20 ans ton aîné que tu ne connais pas et faire des bébés.» Songez à ce que vous seriez aujourd’hui si vous aviez quitté l’école après votre deuxième secondaire.
Il n’y a pas un garçon assez séduisant ou intéressant à cet âge pour vous laisser vous détourner de vos études. Si je m’étais préoccupée de ceux qui m’aimaient bien et me trouvaient mignonne dans le temps, je ne serais pas mariée au président des États-Unis aujourd’hui.
Le succès ne se mesure pas à la quantité d’argent que vous gagnez, mais à l’impact que vous avez sur la vie des gens.
Aucun pays ne peut prospérer s’il réprime le potentiel des femmes et se prive de la contribution de la moitié de ses citoyens.
Aucun pays ne peut prospérer s’il réprime le potentiel des femmes et se prive de la contribution de la moitié de ses citoyens.
En tant que femmes, nous devons nous lever pour nous-mêmes. En tant que femmes, nous devons nous lever pour les unes et les autres. En tant que femmes, nous devons nous lever pour la justice pour tous.
Quand vous avez travaillé dur et réussi, vous ne fermez pas cette porte des opportunités que vous avez réussi à ouvrir, mais vous la laissez grande ouverte pour donner aux autres les mêmes chances qu’à vous.
N’ayez pas peur ! Vous m’entendez ? N’ayez pas peur, soyez déterminés, soyez investis ! C’est mon dernier message en tant que première dame pour vous, les jeunes Américains. C’est un message simple.
La domination, voire la menace de domination, est une forme de déshumanisation. C'est la forme la plus sordide du pouvoir.
Ça fait mal de vivre après la mort de quelqu'un. Ça fait mal, c'est tout. Ça fait mal de longer un couloir, d'ouvrir le frigo. Ça fait mal d'enfiler ses chaussettes, de se brosser les dents. La nourriture n'a pas de goût. Les couleurs sont ternes. La musique fait mal, les souvenirs aussi. Vous regardez quelque chose que vous trouvez beau, d'habitude -un ciel qui s'empourpre au coucher du soleil, une aire de jeux remplie d'enfants-, et ça ne fait qu'aggraver votre sentiment de perte. Le chagrin peut être tellement solitaire.
Et je savais déjà que je ne serais pas jugée à la même aune qu’elles. En tant que première First Lady afro-américaine à entrer à la Maison-Blanche, j’étais « autre » presque par défaut. Si on prêtait a priori une certaine dignité, attachée à la fonction, aux femmes blanches qui m’avaient précédée, j’étais consciente que, pour moi, ce n’était pas gagné d’avance. J’avais appris de mes déconvenues de la campagne que je devrais être meilleure, plus rapide, plus intelligente et plus forte que jamais. Je devrais gagner la sympathie du public. Je craignais que beaucoup d’Américains ne se retrouvent ni en moi ni dans mon parcours. Je n’aurais pas le luxe de m’installer lentement dans mon nouveau statut avant d’être jugée. Et, pour ce qui était des jugements, j’étais plus vulnérable que jamais aux craintes infondées et aux stéréotypes raciaux tapis juste sous la surface de la conscience collective, que la rumeur et les allusions insidieuses feraient inévitablement remonter. J’étais émue et ravie d’être première dame, mais je n’ai pas cru une seconde me glisser dans un rôle prestigieux ou facile.
Le message, clair et limpide, reflétait parfaitement ce que pensait Barack au fond de lui : voter donnait du pouvoir. Si vous vouliez que les choses changent, vous ne pouviez pas rester chez vous le jour des élections.
Il y a des vérités que nous affrontons et des vérités que nous ignorons.
Il existe une vieille maxime dans la communauté noire : « Il faut être deux fois meilleur pour aller deux fois moins loin ». En tant que première famille afro-américaine à la Maison-Blanche, nous étions perçus comme des représentants des Noirs américains. La moindre erreur de jugement serait amplifiée, dramatisée.
Qui vient voilée dans mon pays laïque, me verra dans le sien, sans voile et vêtue comme je le suis habituellement ! La tolérance n'est pas à sens unique.
Votre histoire vous appartient, et elle vous appartiendra toujours. A vous de vous en emparer .
Tout le monde sur Terre, nous répétaient nos parents, était porteur d'une histoire invisible, et méritait d'être considéré avec un minimum de tolérance.
Je voulais Barack pour notre famille. Tous les autres semblaient le vouloir pour notre pays.
Rien ne t'oblige à aimer ta maîtresse, m'a-t-elle dit un jour où je rentrais à la maison en pestant contre mon institutrice. Mais dis-toi bien que cette femme a dans la tête le savoir dont la tienne a besoin. Concentre-toi là-dessus et oublie le reste.
En définitive, j’ai dit oui parce que je pensais que Barack pourrait être un grand président. Il était sûr de lui comme peu de gens le sont. Il avait l’intelligence et la discipline nécessaires pour assumer cette charge, le tempérament pour encaisser les coups, et ce rare degré d’empathie qui lui permettrait d’être entièrement à l’écoute des besoins du pays. Il était entouré de gens bien, de gens intelligents, prêts à l’aider.
Quand on est première dame, l’Amérique se révèle à vous dans tous ses extrêmes.
Avec le recul, je crois que mes parents appréciaient ma pugnacité et je leur en sais gré. C'était une flamme qui brûlait en moi et qu'ils s'employaient à entretenir.
En écoutant Barack, j’ai commencé à comprendre que sa vision de l’espoir dépassait largement la mienne. Se sortir de l’ornière était une chose. Essayer de combler l’ornière elle-même en était une autre.

Œuvres de Michelle Obama

A l’ouverture du sommet de la fondation Obama à Chicago, le 31 octobre 2017American Grown (2012)Au programme Mandela Washington Fellowship for Young African Leaders, le 30 juillet 2014.Au programme Mandela Washington Fellowship for Young African Leaders, le 30 juillet 2014.Devenir (2018)Discours de Michelle Obama au New Hampshire, Le 13 octobre 2016Discours à Chicago, le 12 août 2007Discours à la convention démocrate à Philadelphie, le 25 juillet 2016.En conférence au Mattamy Athletic Centre de l’université Ryerson à Toronto, le 28 novembre 2017En entrevue avec Lauren Y. Casteel, présidente de The Women’s Foundation of Colorado (WFCO), le 25 juillet 2017Le dernier discours de Michelle Obama en tant que Première dame, le vendredi 6 janvier 2017Lors de la conférence The Power of an Educated Girl, organisée par le magazine Glamour.Lors de la convention d'investiture du Parti démocrate en 2008Lors de la convention démocrate de 2012.Lors de la convention démocrate à Charlotte, le 4 septembre 2012Lors de la première édition du sommet de la fondation Obama à Chicago, le 1er novembre 2017Lors de l’attribution des prix Women of Courage par le département d’état, en 2009.Lors du lancement de la dernière phase du programme Let Girls Learn