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Maurice Duwez, dit Max Deauville

Rien n'est désagréable comme l'ironie. Celle d'un mort est la pire de toutes.
Abandonnées par nous au jour le jour, nos actions ne nous quittent pas, chacune d'elles est comme une ombre qui nous suit.
Le bonheur et le malheur sont parfois si près l'un de l'autre qu'ils se confondent. Notre coeur comme un pendule se balance toujours entre les deux.
Les femmes ont des façons de nous aimer qui ressemblent à de la haine.
La face humaine est un masque. Il ne faut jamais l'arracher. On serait trop épouvanté si l'on voyait tout ce qu'il y a derrière, dans les os, dans le sang, dans l'âme atroce. Entends-tu? Bénis soient les masques et le mensonge!
Songe que l'ironie est la plus grande source des consolations. Aide-la à ronger la douleur qui sommeille dans ton coeur comme dans celui de tous les hommes.
La guerre n'est que le suicide misérable d'une foule en folie. Ses remous sanglants ne servent que les intérêts de ceux qui la dirigent.
C’est le propre des femmes de n’être complètement heureuses en trompant leur mari que si celui-ci s’en doute et souffre en secret. C’est ce qui fait la faute de la femme plus grave que celle de l’époux, car elle engendre toujours la douleur, tandis que l’époux trompe sa femme en se cachant et en mettant tout en oeuvre pour qu’elle ne sache rien.
Le bonheur et le malheur sont parfois si près l’un de l’autre qu’ils se confondent. Notre coeur comme un pendule se balance toujours entre les deux.
Rien n’est désagréable comme l’ironie. Celle d’un mort est la pire de toutes.
Les malheurs que le sort nous donne améliorent notre entendement, ils situent chaque chose à son rang, ils installent la sagesse à la place de la félicité, l’amour de la vie à la place des sentiments, la bienveillance à la place de l’amitié. Pour en arriver là il faut parfois bien peu de chose
L’espoir est un mensonge, mon fils, qui nous éloigne de la réalité. C’est avec elle que nous devons vivre pourtant, si dure soit-elle !
Celui qui agit selon sa conscience peut se tromper, mais on ne peut lui faire de reproches sinon de s’être trompé.
La crainte de la justice est la base de la sécurité. Car s’en référer à la justice c’est demander aux autres de s’occuper de ses affaires. C’est le moyen le plus certain de les embrouiller et de multiplier ses ennuis et même d’en faire naître de tout à fait inattendus.
La vraie sagesse serait de ne pas se préoccuper de l’opinion des autres, et de se contenter de ses sensations personnelles, mais le chemin à parcourir est long avant qu’on puisse arriver là.

Œuvres de Maurice Duwez, dit Max Deauville

Contes Persans (1928)Contes Persans (1928), AncholieDernières Fumées (1937)La Boue des Flandres (1922)La Fausse Route (1907)Tamerlan (1938)