Auteur

Martin Gray

Mais je sais que tous les hommes sont liés entre eux, par une commune humanité. Celui qui nie à l'Autre sa qualité d'homme ne peut trouver la sécurité et la paix. J'en veux aux miens qui n'ont pas compris cela.
L'amour est vertu d'indulgence, de pardon et de respect de l'autre.
Les enfants, les oeuvres, les autres, le monde : voilà le soleil et l'eau qui font vivre l'amour.
Eduquer un enfant, c'est s'offrir à lui en exemple.
L'enfant n'a pas d'abord besoin d'objets. Il a faim des autres. Besoin de sentir à tout moment l'ombre protectrice, bienveillante, attentive, de ceux qui l'ont porté et voulu.
Donner à un enfant, c'est se donner soi. A tout moment. Alors il peut pousser droit, et ses racines seront profondes, fortes.
Il faut toujours saisir la première chance.
Comme le soleil, la vie décrit une courbe. Un jour elle commence à décliner, lentement. Il faut se préparer à ce temps. L'accepter. Savoir que cette deuxième moitié de la vie est aussi la vie. Qu'elle peut être aussi pleine que la première.
Il est des crépuscules qui sont plus beaux que des aurores. Il faut simplement le vouloir. Et éclairer les autres et soi de soi de sa paix intérieure.
Il n'est pire solitude que celle qui naît de l'indifférence des autres.
Il faut que l'homme apprenne à voir la mort comme un moment de la vie.
La peur et la douleur sont de bonnes leçons. Celui qui éprouve découvre et d'abord se découvre.
Nos vies avaient la résistance de la pierre et nos pierres l'éternité de la vie.
Hommes de demain, à accuser les peuples on se condamne à ne rien comprendre. Hommes de demain, l'homme est un homme quelle que soit la nation dont il est originaire et l'uniforme qu'il porte.
Etre soi c'est aller vers les autres. Comme la source va vers la mer.
L'homme n'est rien quand son coeur est vide.
Est homme celui qui refoule au fond de cette grotte sombre cet animal sanguinaire, capable de tuer même son propre frère.
Chacun peut être Caïn. Chacun peut être Abel.
J'avais une nouvelle fois changé de prénom, je n'étais plus Martin ou Miétek mais Micha : peu importait, je restais moi, seulement moi, avec tout ce que j'avais vécu, que personne n'arracherait jamais de ma tête, avec ma volonté d'aller jusqu'au bout.
Et un jour les abeilles mourront. Et le miel, ce vieux compagnon d'Abel, disparaîtra. Ce sera l'annonce de la fin de l'histoire humaine des hommes.
Parfois il fallait aussi écarter ceux qui vous aimait : ils tentaient, comme père dans le ghetto, de vous enfermer dans leur amour, leurs idées, leurs bras. Ils ne comprenaient pas.
L'amour n'est pas seulement un miracle né d'une rencontre, il est, jour après jour, ce que l'on veut qu'il soit.

Œuvres de Martin Gray

Au nom de tous les hommes (2004)Au nom de tous les miens (1971)J' écris aux hommes de demain (1983)Le livre de la vie (1973)Ma vie en partage (2014)