Nos vies avaient la résistance de la pierre et nos pierres l'éternité de la vie.

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Etre soi c'est aller vers les autres. Comme la source va vers la mer.
La recherche de la gloire, l'ambition, le goût du pouvoir et de l'autorité sont comme des plaies qui s'élargissent, des maladies rongeantes qui peu à peu détruisent la personnalité.
La peur et la douleur sont de bonnes leçons. Celui qui éprouve découvre et d'abord se découvre.
Pour que deux êtres se rencontrent, pour qu'ils détruisent l'un par l'autre la solitude, il faut qu'ils partagent le même avenir.
L'enfant n'a pas d'abord besoin d'objets. Il a faim des autres. Besoin de sentir à tout moment l'ombre protectrice, bienveillante, attentive, de ceux qui l'ont porté et voulu.
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Dans la même œuvre

Il faut toujours saisir la première chance.
J'avais une nouvelle fois changé de prénom, je n'étais plus Martin ou Miétek mais Micha : peu importait, je restais moi, seulement moi, avec tout ce que j'avais vécu, que personne n'arracherait jamais de ma tête, avec ma volonté d'aller jusqu'au bout.
Parfois il fallait aussi écarter ceux qui vous aimait : ils tentaient, comme père dans le ghetto, de vous enfermer dans leur amour, leurs idées, leurs bras. Ils ne comprenaient pas.