Œuvre
Au nom de tous les miens (1971)
Il faut toujours saisir la première chance.
Nos vies avaient la résistance de la pierre et nos pierres l'éternité de la vie.
J'avais une nouvelle fois changé de prénom, je n'étais plus Martin ou Miétek mais Micha : peu importait, je restais moi, seulement moi, avec tout ce que j'avais vécu, que personne n'arracherait jamais de ma tête, avec ma volonté d'aller jusqu'au bout.
Parfois il fallait aussi écarter ceux qui vous aimait : ils tentaient, comme père dans le ghetto, de vous enfermer dans leur amour, leurs idées, leurs bras. Ils ne comprenaient pas.