La multitude, semblable au malade, aime toujours à changer de position dans l'espoir de se trouver mieux.
Auteur
Louis Philippe, comte de Ségur
127 citations · citations de Louis Philippe, comte de Ségur sur Dicocitations ↗
· biographie ↗
La multitude excite ses favoris à l'attaque, et les abandonne dans le péril.
Le peuple préfère habituellement la paix à la liberté.
Souvent le peuple, par vanité, souffre qu'on l'enchaîne, pourvu qu'on paraisse le respecter.
Un peuple qui se prosterne, même devant un bienfaiteur, ne pourra plus se relever contre un tyran.
Le peuple est toujours épris de la gloire, même quand elle pèse sur lui.
Les peuples, comme les hommes, conservent souvent leur vanité après avoir perdu leur fortune, leur puissance, leur courage et leur fierté.
La caducité des peuples ressemble à leur enfance; leur faiblesse s'appuie sur des fables et des prestiges.
Ce n'est que par la connaissance approfondie d'un peuple qu'on trouve le secret de le vaincre, de le soumettre, et de le gouverner.
La différence des lois, des langages et des moeurs sépare les peuples; l'ambition les divise; le commerce travaille constamment à les rapprocher et à les unir.
Dans les temps de lumière on règne par l'esprit; mais l'audace et la force du corps commandent seules dans les temps barbares.
L'art de régner consiste surtout dans l'habileté des choix.
On règne par le caractère, et non par l'esprit.
Si les victoires terminent les révolutions, la clémence seule peut les empêcher de se renouveler; et l'on n'en détruit le souvenir qu'en les oubliant soi-même.
C'est par la violence qu'on fait les révolutions; on ne les termine que par la modération.
Les héros sont comme les grands fleuves; leur source est petite, ils grandissent en marchant.
Tous les partis ardents ont une maladie d'imagination qui serait risible, si souvent elle n'était pas tragiquement dangereuse pour ceux qui les approchent.
Presque tous les premiers pas des réformateurs sont sages: mais bientôt les obstacles qu'ils rencontrent les irritent, et la passion les emporte au-delà du but; ils arrivent à l'erreur par le chemin de la vérité.
Un homme appelé pour réformer une nation doit posséder la justice qui inspire la confiance, le talent qui persuade, la science qui éclaire, et une douceur de caractère propre à concilier les intérêts et à calmer les passions.
Lorsque la capitale d'un empire s'écroule, il n'est de place honorable pour le prince que la brèche; elle doit être son trône ou son tombeau.
C'est dans les temps d'infortune que les rois sont forcés de préférer le mérite à la faveur.
Celui qui suit l'esprit du siècle va vite et loin; celui qui veut marcher dans un sens contraire est bientôt arrêté, brisé, renversé.
Quand la cupidité lutte contre la vertu, son succès est rarement douteux.
Rien n'est plus rare et plus glorieux que de se faire aimer de ceux qu'on a vaincus.
Les âmes héroïques connaissent seules les touchants égards pour les vaincus.
Œuvres de Louis Philippe, comte de Ségur
Abrégé de l'histoire universelle (1817)Contes, fables, chansons (1801)Contes, fables, chansons (1801), Chanson moraleGalerie morale et politiqueGalerie morale et politique (1816)Galerie morale et politique (1816), les quatre âges de la vieGalerie morale et publique (1816), Rien de tropPensées et MaximesPensées et Maximes, CCCPensées et Maximes, CCCIPensées, maximes et réflexions (1822)Pensées, maximes, réflexionsPensées, maximes, réflexions extraites de ses ouvrages - Alexis Eymery - Publié en 1823