Ce n'est que par la connaissance approfondie d'un peuple qu'on trouve le secret de le vaincre, de le soumettre, et de le gouverner.
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La caducité des peuples ressemble à leur enfance; leur faiblesse s'appuie sur des fables et des prestiges.
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Les grands peuples ne résistent pas plus que les grands hommes à l'ivresse d'une haute fortune.
Souvent le courage, qui résiste avec fierté aux grands malheurs, cède aux contrariétés journalières, et succombe aux chagrins domestiques.
L'homme est toujours pauvre en pensant à ce qui est au-dessus de lui, et riche en se comparant à ce qui est au-dessous.
Presque tous les premiers pas des réformateurs sont sages: mais bientôt les obstacles qu'ils rencontrent les irritent, et la passion les emporte au-delà du but; ils arrivent à l'erreur par le chemin de la vérité.
Dans la même œuvre
Les deux seuls malheurs véritables sont la perte de l'objet qu'on aime le plus et la perte du repos de sa conscience: le ciel a chargé le temps d'adoucir l'une, et le repentir de réparer l'autre.
Dans l'extrême danger, l'extrême audace est sagesse.
Dans les extrêmes périls, il n'y a souvent de remède qu'une extrême audace.
L'adversité, qui abat les coeurs faibles, grandit les âmes fortes.
L'adversité élève les caractères qu'elle ne dégrade pas.