C'est ça, être vivant. C'est ça, exister. Exister, c'est manquer à quelqu'un. Exister, c'est être la douleur d'un autre.
La vie, c'est déjà une lente agonie et rien d'autre. Une marche forcée vers l'issue fatale. On vient au monde sans l'avoir demandé, on va à la mort sans l'avoir choisi. Pas la peine d'en rajouter.
Réussir, toujours. Pour oublier qu'un jour on a échoué.
Le fric. Ces morceaux de papier froissé auxquels on confère tellement de valeur. Le fric. La plus séduisante des impostures. Le pire des serial killers.
La lâcheté a quelque chose de fascinant. Peut-être parce qu'elle ne connaît pas de limite, contrairement au courage.
Un meurtrier dénué de remords ressemble à s'y méprendre à un innocent.
Quand on ne se sent plus en sécurité nulle part, on devient un simple gibier. Une proie, qui fuit et se retourne sans cesse, ne trouvant plus le repos.
L'espoir fait vivre. Ce qui veut dire que le désespoir tue.
On rêve avec des mots. Avec les chiffres, on compte.
Dans une équipe, on ne laisse pas crever un des joueurs.
Trois couleurs. Bleu, blanc, rouge. Trois mots. Arrestation, jugement, prison.
Les mots, comme des coups. Pires que des coups. Des clous enfoncés au creux de ses mains.
La mort n'est pas une fille facile. Elle se refuse à ceux qui la veulent, se donne à ceux qui la repoussent.
L'eau a toujours la couleur du ciel. Parce que l'eau n'a aucune couleur. Sauf celle qu'on lui donne.
La lâcheté a quelque chose de fascinant. Peut-être parce qu'elle ne connait pas de limites, contrairement au courage.
Ca doit être ça, le bonheur. Sauf qu'il ne dure que quelques secondes.
Au début, elle avait eu peur. Peur de devenir faible. Mais finalement, elle aimait ce qu'elle était en train de devenir. Car en vérité, jamais elle ne s'était sentie aussi forte qu'aujourd'hui.
On n'a jamais de certitudes, petit ! c'est bien là la seule certitude qu'on puisse avoir ! tu ne sais pas encore ça à ton âge ?
Un meurtrier dénué de remords ressemble à s'y méprendre à un innocent...
Mieux qu'une armada de caméras de surveillance : une mamie postée derrière une fenêtre !
Il se croyait plus fort que tout le monde. Plus fort qu'un dieu. Alors qu'il n'est rien. Rien d'autre qu'un simple mortel.
Les barreaux n'empêchent pas la nuit d'entrer, non plus. Elle qui vient se marier à la solitude pour procréer l'abominable progéniture des cauchemars sans fin...
Raphaël ne se souviens plus vraiment de l'instant fatidique où il a oublié qu'il était vulnérable. Et décidé qu'il serait féroce. Sans doute le jour où son père a quitté la maison sans la moindre explication.
C'est pas le moment de flancher, question de vie ou de mort...
La femme n'est là que pour nous servir et nous donner du plaisir. Et faire des enfants pour perpétuer la race.
Œuvres de Karine Giébel