Les mots, comme des coups. Pires que des coups. Des clous enfoncés au creux de ses mains.
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Raphaël ne se souviens plus vraiment de l'instant fatidique où il a oublié qu'il était vulnérable. Et décidé qu'il serait féroce. Sans doute le jour où son père a quitté la maison sans la moindre explication.
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C'est pas le moment de flancher, question de vie ou de mort...
La lâcheté a quelque chose de fascinant. Peut-être parce qu'elle ne connait pas de limites, contrairement au courage.
La mort n'est pas une fille facile. Elle se refuse à ceux qui la veulent, se donne à ceux qui la repoussent.
Ca doit être ça, le bonheur. Sauf qu'il ne dure que quelques secondes.
Dans la même œuvre
Le fric. Ces morceaux de papier froissé auxquels on confère tellement de valeur. Le fric. La plus séduisante des impostures. Le pire des serial killers.
L'espoir fait vivre. Ce qui veut dire que le désespoir tue.
On rêve avec des mots. Avec les chiffres, on compte.
Dans une équipe, on ne laisse pas crever un des joueurs.
Il se croyait plus fort que tout le monde. Plus fort qu'un dieu. Alors qu'il n'est rien. Rien d'autre qu'un simple mortel.