Auteur

Johann Wolfgang Goethe

Croyez-moi, mes amis, il en est des beaux-arts comme de la vertu; celui qui ne veut pas les aimer pour eux-mêmes, qu'il y renonce.
Ah! ce vide! ce vide épouvantable que je sens là dans mon sein! Souvent je me sis: si je pouvais, ne serait-ce qu'une fois, la serrer sur mon coeur, tout ce vide serait oublié.
Au fond, on ne sait que lorsqu'on sait peu; avec le savoir croît le doute.
L'humanité doit être considérée comme un homme immortel qui incessamment réalise des idées nécessaires, et par là domine l'accidentel.
Comment peut-on se connaître soi-même? Jamais par la méditation, mais bien par l'action. Cherche à faire ton devoir et tu sauras ce que tu vaux. Mais qu'est-ce que ton devoir? L'exigence du jour.
Il n'est rien de sensé qui n'ait été déjà pensé, on doit seulement tâcher de le penser encore une fois.
La tempête s'élance de la terre aux mers et des mers à la terre, et les ceint d'une chaîne aux secousses furieuses; l'éclair trace devant la foudre un lumineux sentier.
Une activité sans bornes, de quelque nature qu'elle soit, finit toujours par faire banqueroute.
Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es; dis-moi de quoi tu t'occupes, je te dirai ce que tu deviendras.
Dans les oeuvres de l'homme, comme dans celles de la nature, c'est principalement le but qui mérite notre attention.
Les hommes se trompent sur eux-mêmes et sur les autres, parce qu'ils prennent les moyens pour le but; car alors un excès d'activité fait tout manquer, ou produit le contraire de ce qu'on attendait.
Nous, hommes, nous ne conduisons pas notre destinée: tout pouvoir sur nous est laissé aux mauvais esprits; et leur malveillance travaille à notre ruine.
Il est pourtant vrai que c'est l'amour seul qui dans le monde nous rend indispensable.
Il suffit d'aimer du fond du coeur un seul être pour que tous les autres nous paraissent aimables.
Les affaires les plus importantes du coeur et de la raison, de l'expérience et de la réflexion ne devraient être traitées qu'oralement.
Maudite soit d'abord la haute opinion dont l'esprit s'enivre lui-même! Maudite soit la splendeur des vaines apparences qui assiègent nos sens! Maudit soit ce qui nous séduit dans nos rêves, illusions de gloire et d'immortalité!
La demande me paraît bien frivole, pour quelqu'un qui a tant de mépris pour les mots, qui toujours s'écarte des apparences, et regarde surtout le fond des êtres.
Le devoir consiste à aimer ce que l'on se commande à soi-même.
A tant faire que d'aimer, j'aime à avoir quelque chose à déshabiller.
Tout alentour - Portez l'amour! - Le coeur se pâme. - Verbe de l'âme, - Ether de flamme, - Partout le jour!
Au saint empire - Des firmaments, - L'amour n'attire - Que les aimants!
Ah! ne pourrai-je jamais passer tranquillement une heure sur ton sein, serrer mon coeur contre ton coeur et confondre mon âme dans la tienne!
L'amour, pour rendre heureux les hommes, unit deux personnes; pour combler leur bonheur, il en faut trois.
Tout est alors trouvé: je suis à toi et tu es à moi, nous sommes unis pour toujours; que jamais cela ne change!
Avec les années augmentent les épreuves.

Œuvres de Johann Wolfgang Goethe

A son ami Zelter, 1831.Annales (1830)Annales, notes quotidiennes et annuelles de 1822 à 1825 (1830)Ballades (1787), La fiancée de CorintheChansonsConversation avec Eckermann, 15 octobre 1825Conversation avec Eckermann, 2 avril 1829Conversation avec Riemer, 3 février 1807Conversations avec EckermannConversations avec Eckermann (1836-1848), 1823Conversations, 1823Conversations, 1825Conversations, 1827Conversations, 1829Dernières paroles de Goethe sur son lit de mort, et dont le sens est contreversé.Dichtung und Wahrheit (1811-1830)Divan occidental-oriental (1819), Nostalgie bienheureuseEgmont (1789)Entretiens, EckermansFaust (1806)