L'état social favorise et augmente la liberté.
Chapelier constata que l'insuffisance des salaires était une sorte d'esclavage.
Le communisme doit être l'idée directrice et visible de tout le mouvement.
N'ayant pas la force d'agir, ils dissertent.
Le pouvoir se mesure à l'audace.
Aller à l'idéal et comprendre le réel.
Le courage, c'est d'aimer la vie et de regarder la mort d'un regard tranquille; c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel.
Le courage, ce n'est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre; car le courage est l'exaltation de l'homme, et ceci en est l'abdication.
La révolution française a préparé indirectement l'avènement du prolétariat. Elle a réalisé les deux conditions essentielles du socialisme, la démocratie et le capitalisme. Mais elle a été, en son fond, l'avènement politique de la classe bourgeoise.
Le courage, c'est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces ; c'est de garder dans les lassitudes inévitables l'habitude du travail et de l'action.
Le courage, c'est d'être tout ensemble et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe.
Le courage, c'est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l'approfondir, de l'établir et de la coordonner cependant à la vie générale.
Le courage, c'est de surveiller exactement sa machine à filer ou à tisser, pour qu'aucun fil ne se casse, et de préparer cependant un ordre social plus vaste et plus fraternel où la machine sera la servante commune des travailleurs libérés.
Le courage c'est de dominer ses propres fautes, d'en souffrir mais de n'en pas être accablé et de continuer son chemin.
Le courage, aujourd'hui, ce n'est pas de maintenir sur le monde la sombre nuée de la guerre, nuée terrible, mais dormante, dont on peut toujours se flatter qu'elle éclatera sur d'autres.
Le courage pour vous tous, courage de toutes les heures, c'est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie.
Nous combattons l'Eglise et le christianisme parce qu'ils sont la négation du droit humain et renferment un principe d'asservissement humain.
La liberté, c'est l'enfant de la classe ouvrière, née sur un grabat de misère, et de mine chétive encore, mais qui porte en soi une incomparable vitalité secrète et dont le regard de flamme appelle la liberté d'un monde nouveau.
Nous n'avons pas de la tolérance, mais nous avons, à l'égart de toutes les doctrines, le respect de la personnalité humaine et de l'esprit qui s'y développe.
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire, c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.
La loi de la pesanteur n'agit pas sur les sociétés humaines, et ce n'est pas dans les lieux bas qu'elles trouvent leur équilibre.
Jamais depuis quarante ans l'Europe n'a été dans une situation plus menaçante et plus tragique que celle où nous sommes à l'heure où j'ai la responsabilité de vous adresser la parole.
Votre société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand elle est à l'état d'apparent repos, porte en elle la guerre, comme la nuée dormante porte l'orage.
Toujours votre société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand elle est à l'état d'apparent repos, porte en elle la guerre, comme la nuée dormante porte l'orage. Messieurs, il n'y a qu'un moyen d'abolir enfin la guerre entre les peuples, c'est d'abolir la guerre entre les individus, c'est d'abolir la guerre économique, le désordre de la société présente, c'est de substituer à la lutte universelle pour la vie, qui aboutit à la lutte universelle sur les champs de bataille, un régime de concorde sociale et d'unité.
Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage !
Œuvres de Jean Jaurès
7 mars 1895, à la Chambre des communes, dans Jean Jaurès : Textes choisis, éd. sociales, paru en 1959, p. 88.Action socialisteApocrypheDiscours du 25 juillet 1914 à Lyon-Vaise.Discours du 30 juillet 1903 au lycée d'Albi.Discours du 30 juillet 1903 à Albi.Discours du 31 juillet 1888 à Albi.Discours prononcé à la chambre des députés de l'Assemblée nationale le 7 mars 1895Discours à la Chambre des députés, 3 mars 1904Discours à la Chambre des députés, 4 décembre 1905Discours à la Chambre des députés, janvier 1910Discours à la jeunesse prononcé à Albi en Juillet 1903Etudes socialistesEtudes socialistes (1901)Histoire socialisteHistoire socialiste de la Révolution françaiseHistoire socialiste de la Révolution française (1924)Histoire socialiste de la Révolution française (1924), citant Georges Jacques DantonHistoire socialiste: 1789-1900 (1901)Jean Jaurès, 23-27 septembre 1900, au Congrès socialiste international (Paris), dans Congrès socialiste international : Paris, 23-27 septembre 1900, éd. Minkoff, paru en 1980