Un rendez-vous de plaisir où abondaient, depuis bien des années, intrigants, financiers, chevaliers d'industrie, filles de joie.
Si grands qu'ils aient été, Cambon et Carnot ont été des administrateurs, non des gouvernants.
Cette sorte de paresse qui souvent l'alanguissait (Danton) et qui ne lui permettait guère que des accès d'énergie et de brusques réveils.
C'est par la liberté et par l'ampleur croissaante des échanges que se réalisera peu à peu l'unité humaine.
Une France appauvrie et comme anémiée par le ralentissement de l'activité économique.
Les révolutions animent toutes les passions.
Comme un crible animé d'un mouvement de plus en plus rapide, la Révolution, à mesure qu'elle s'accélère, sépare des intérêts d'abord confondus.
Déjà la guerre apparaissait comme une immense industrie.
Le courage c'est de rechercher la vérité et de la dire, c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.
Ils étaient simplement la reconnaissance d'une dette de l'Etat et une assignation donnée aux créanciers sur ce gage précis: les biens d'Eglise.
Petitesse des vanités, bassesse des haines.
L'Assemblée semblait avoir perdu toute vertu de décision, et ses décrets étaient purement négatifs.
Du moins, malgré leurs fautes, les Girondins surent-ils, en cette période, communiquer au pays le sublime enthousiasme qui atténuait le péril.
La science est, en outre, universelle; ses constatations, ses découvertes, ses démonstrations valent pour tous les peuples et pour tous les hommes.
Les ruses, les mensonges, les trahisons, les demi-mesures qui dans le danger de la patrie sont l'équivalent de la trahison.
Quand les partis en sont à se dénoncer et à se soupçonner ainsi, ils n'ont plus qu'à se décimer au plus vite et se tuer les uns les autres.
Ainsi se déposent peu à peu dans un coeur d'homme les éléments troubles dont se forme la trahison.
Ces déracinements profonds ne vont pas sans d'innombrables meurtrissures, et il y a toujours quelque fibre du passé qui souffre dans les coeurs même les mieux renouvelés.
Plus le Conseil de la Commune se dérobe, plus les hommes d'action le pressent.
Ainsi la force interne de la Révolution désagrégeait les résistances.
Qui se défend se diminue.
La vraie philosophie de l'histoire consiste à suivre la formation de ce patrimoine humain, à dresser, de période en période, l'inventaire de l'humanité.
Ce que Danton demande à la Convention, c'est d'abolir la dualité du pouvoir délibérant et du pouvoir exécutif.
C'est dans ce discours que Mirabeau a donné la plus puissante et la plus éblouissante formule de ce que nous appelons aujourd'hui la grève générale.
Mais la Commune, effrayée de sa responsabilité, ne parlait à Paris que d'une voix un peu basse et sourde.
Œuvres de Jean Jaurès
7 mars 1895, à la Chambre des communes, dans Jean Jaurès : Textes choisis, éd. sociales, paru en 1959, p. 88.Action socialisteApocrypheDiscours du 25 juillet 1914 à Lyon-Vaise.Discours du 30 juillet 1903 au lycée d'Albi.Discours du 30 juillet 1903 à Albi.Discours du 31 juillet 1888 à Albi.Discours prononcé à la chambre des députés de l'Assemblée nationale le 7 mars 1895Discours à la Chambre des députés, 3 mars 1904Discours à la Chambre des députés, 4 décembre 1905Discours à la Chambre des députés, janvier 1910Discours à la jeunesse prononcé à Albi en Juillet 1903Etudes socialistesEtudes socialistes (1901)Histoire socialisteHistoire socialiste de la Révolution françaiseHistoire socialiste de la Révolution française (1924)Histoire socialiste de la Révolution française (1924), citant Georges Jacques DantonHistoire socialiste: 1789-1900 (1901)Jean Jaurès, 23-27 septembre 1900, au Congrès socialiste international (Paris), dans Congrès socialiste international : Paris, 23-27 septembre 1900, éd. Minkoff, paru en 1980