Le courage c'est de rechercher la vérité et de la dire, c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.
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Ces déracinements profonds ne vont pas sans d'innombrables meurtrissures, et il y a toujours quelque fibre du passé qui souffre dans les coeurs même les mieux renouvelés.
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La vraie philosophie de l'histoire consiste à suivre la formation de ce patrimoine humain, à dresser, de période en période, l'inventaire de l'humanité.
Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience.
Et si nous combattons, si nous poursuivons le capitalisme, c'est parce qu'il donne à l'homme prise sur l'homme ; si nous combattons dans cette force du capital la prolongation du vieil esprit de domination et de conquête, ce n'est pas pour subir ce vieil esprit de domination et de conquête sous sa forme la plus brutale, quand il fait ouvertement violence à la conscience des peuples. Si nous combattons le militarisme, ce n'est pas pour lui laisser son dernier trophée.
Ainsi la force interne de la Révolution désagrégeait les résistances.
Dans la même œuvre
Si grands qu'ils aient été, Cambon et Carnot ont été des administrateurs, non des gouvernants.
Cette sorte de paresse qui souvent l'alanguissait (Danton) et qui ne lui permettait guère que des accès d'énergie et de brusques réveils.
C'est par la liberté et par l'ampleur croissaante des échanges que se réalisera peu à peu l'unité humaine.
Une France appauvrie et comme anémiée par le ralentissement de l'activité économique.
Comme un crible animé d'un mouvement de plus en plus rapide, la Révolution, à mesure qu'elle s'accélère, sépare des intérêts d'abord confondus.