Les critiques jugent les oeuvres et ne savent pas qu'ils sont jugés par elles.
Naturellement l'opium reste unique et son euphorie supérieure à celle de la santé. Je lui dois mes heures parfaites. Il est dommage qu'au lieu de perfectionner la désintoxication, la médecine n'essaye pas de rendre l'opium inoffensif.
La France a toujours cru que l'égalité consistait à trancher ce qui dépasse.
Jeunes, méfiez vous de l'estrade - où montent les héros du théâtre et du stade - une muse menteuse y décerne les prix.
Un livre n'est souvent qu'un dictionnaire en désordre.
J'ai fait fleur ton portrait en nouant un seul fil - De sorte que ta face est aussi ton profil.
A force d'aller au fond des choses, on y reste.
Marbre n'écrase pas ce mort - Dont un nuage est la statue.
Le cinéma, c'est l'écriture moderne dont l'encre est la lumière.
Avoir du tact c'est savoir jusqu'où on peut aller trop loin.
Qu'y a t'il de pire qu'une femme? - Deux femmes.
La superstition, c'est l'art de se mettre en règle avec les coïncidences.
Le poète, comme le mauvais sujet, doit être capable de tout.
L'originalité consiste à n'être pas original, sans pouvoir y parvenir.
Pour bien tuer l'ours, vendez d'abord sa peau.
S'attendrir embrouille l'âme.
Un général est un particulier.
La science ne sert qu'à vérifier les découvertes de l'instinct.
Il n'y a pas de précurseurs, il n'existe que des retardataires.
Tout ce qui se prouve est vulgaire, agir sans preuve exige un acte de foi.
Confuse époque où les musées deviennent des églises, et les églises des musées.
L'enfance a ses odeurs.
Tous les enfants ont du génie, sauf Minou Drouet.
Une érection ne se discute pas.
Dieu nous pense. Il ne pense pas à nous.
Œuvres de Jean Cocteau
A François Mauriac.A Madame A. MauroisA propos de Brigitte Bardot.Allégories (1941)AntigoneAntigone (1922)Antigone, PostfaceCoupures de Presse, Secrets de beautéDiscours d'Oxford (1956)Discours de réception à l'Académie françaiseDiscours de réception à l'Académie française, 20 octobre 1955Discours de réception à l'Académie française, 20 octobre 1955.Discours de réception à l'Académie française.Discours du grand sommeil, Adieu aux fusiliers marinsDiscours du grand sommeil, prologue, 4Du cinématographeDémarche d'un poèteEntretiens sur le cinématographeEssai de critique indirecteEssai de critique indirecte (1932)