Les mauvaises moeurs sont la seule chose que les gens prêtent sans réfléchir.
Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu plus avant de renvoyer les images.
Les plus belles robes sont portées pour être retirées.
Les privilèges de la beauté sont immenses. Elle agit même sur ceux qui ne la constatent pas.
Mieux vaut donner à un faux pauvre que refuser son assistance à un vrai.
Mon pessimisme n'est qu'une forme de l'optimisme.
Ne haïr que la haine.
Notre prison n'a que trois murs et c'est contre le quatrième que le prisonnier s'acharne, sur ce quatrième mur invisible qu'il écrit ses amours et ses rêves.
Nous abritons un ange que nous choquons sans cesse. Nous devons être les gardiens de cet ange.
On ferme les yeux des morts avec douceur; c'est aussi avec douceur qu'il faut ouvrir les yeux des vivants.
Pénélope était la dernière épreuve qu'Ulysse eut à subir à la fin de son voyage.
Pour que les dieux s'amusent beaucoup, il importe que leur victime tombe de haut.
Prends garde aux conservateurs de vieilles anarchies.
Puisque ces mystères me dépassent, feignons d'en être l'organisateur.
Qu'est-ce que la France, je vous le demande? Un coq sur un fumier. Otez le fumier, le coq meurt. C'est ce qui arrive lorsqu'on pousse la sottise jusqu'à confondre tas de fumier et tas d'ordures.
Que la jeunesse avance par injustice, c'est justice. Car promptement arrive l'âge du recul.
Si le feu brûlait ma maison, qu'emporterais-je? J'aimerais emporter le feu...
Tout homme porte sur l'épaule gauche un singe et, sur l'épaule droite, un perroquet.
Trouver d'abord, chercher après.
Un académicien, c'est un homme qui, à sa mort, se change en fauteuil.
Un artiste original ne peut pas copier. Il n'a donc qu'à copier pour être original.
Un chef-d'oeuvre de la littérature n'est jamais qu'un dictionnaire en désordre.
Un enfant prodige est un enfant dont les parents ont beaucoup d'imagination.
Un homme pur doit être libre et suspect.
Un oiseau chante d'autant mieux qu'il chante dans son arbre généalogique.
Œuvres de Jean Cocteau
A François Mauriac.A Madame A. MauroisA propos de Brigitte Bardot.Allégories (1941)AntigoneAntigone (1922)Antigone, PostfaceCoupures de Presse, Secrets de beautéDiscours d'Oxford (1956)Discours de réception à l'Académie françaiseDiscours de réception à l'Académie française, 20 octobre 1955Discours de réception à l'Académie française, 20 octobre 1955.Discours de réception à l'Académie française.Discours du grand sommeil, Adieu aux fusiliers marinsDiscours du grand sommeil, prologue, 4Du cinématographeDémarche d'un poèteEntretiens sur le cinématographeEssai de critique indirecteEssai de critique indirecte (1932)