Auteur

Jean-Christophe Grangé

Quand on n'a rien, le bagout colmate l'espoir.
À ses yeux, l'homme était un animal vil et médiocre, dont la classe politique constituait une sous-espèce plus basse encore.
Prendre les événements comme ils viennent et surtout, bien saisir le sens du périple : c'est l'Afrique qui vous roulait dessus et non l'inverse
Dire qu'ils faisaient corps avec la terre était un pléonasme : ils étaient la terre
Un héros, disait son père, c'est celui qui est trop terrifié pour s'enfuir.
La misère de l'Afrique : personne ne songe à changer le système - violence, corruption, barbarie à tous les étages. Chacun vise au contraire à l'utiliser pour se tailler une place au soleil.
« Plus vieux est le bouc, plus dure est la corne... » C'est ce que disent les Belges. –
Des vers de Léopold Sédar Senghor lui revinrent en mémoire : « Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie... »
Il détestait les groupes, les clans, les corporations. Tous ceux qui avaient besoin d'être plusieurs pour être quelqu'un.
Parfois, commenta-t-il spontanément, la vie ne suffit pas. Je veux dire : la vie banale qui consiste à respirer et à chercher le confort sur terre. Pour certains, l'étoffe doit être plus belle, plus pure, plus héroïque.
Contrairement à ce qu'on pense, personne n'est au-dessus des lois en Afrique, parce qu'il s'agit des lois de la nature. L'atmosphère y est plus saine qu'aux États-Unis par exemple, où l'homme se croit souverain.
Durant 30 ans, en Italie, ils ont eu les Borgia, la guerre civile et la terreur. Cela a produit Michel-Ange, Léonard de Vinci et la renaissance. En Suisse, ils ont eu cinq siècles de paix et de fraternité et qu'est-ce que ça a donné? La pendule à coucou !
Ton père ment tellement qu'on ne peut même pas croire le contraire de ce qu'il dit.
La seule prison des femmes, c'est l'amour. Elles seront toujours victimes de leur sentimentalisme. Un siècle de combats n'a rien pu faire contre cette faiblesse chronique.
Nouveau rire : – C'est Machiavel qui l'a dit, et il était de chez moi : on doit s'adapter à son ennemi
Leur destin ressemblait aux tragédies grecques où les héros, quoi qu'ils fassent, n'échappent jamais aux prévisions de l'Oracle.
On vit à l'heure du consensus mou et du politiquement correct. Personne ne croit plus en rien sauf aux causes qui coûtent pas un rond : l'écologie, l'altermondialisme...
Il détestait les groupes, les clans, les corporations. Tous ceux qui avaient besoin d'être plusieurs pour être quelqu'un. Les partis politiques, les francs-macs, les racistes, les antiracistes, les écolos, les syndiqués, les lobbyistes, les juges, les flics, les militaires, sans oublier les juifs, les cathos, les musulmans et les pd... Tous pour un, tous paumés.

Œuvres de Jean-Christophe Grangé

Congo RequiemKaïken (2012)L'Empire des loups (2003)La Forêt des Mânes (2009)La Ligne noireLa terre des mortsLe Concile de pierre (2000)Le Passager (2011)Le Serment des limbes (2007)Le Vol des cigognes (1994)Les Rivières pourpres (1998)LontanoMiserere (2008)