Auteur

Jean Bédard

Toucher à la philosophie, c'est palper le coeur.
Qu'est-ce qu'éduquer? C'est civiliser. A quoi reconnaît-on une société civilisée? Personne n'y est rejeté.
L'homme moderne se promène à travers les pauvres, enjambe les mendiants, convaincu que son sacrifice au travail justifie son indifférence. Mieux, il arrive à se convaincre que, s'ils sont pauvres, c'est parce qu'ils refusent le sacrifice.
Le degré de liberté d'une société humaine se mesure à la différence entre le pire des hommes et le meilleur.
Tant que l'on croit pouvoir posséder de l'être, tant que les verbes «avoir» et «être» se confondent, la barbarie suivra son cours.
Au nom des idéaux formels, on fait des Etats totalitaires. Au nom des idéaux créateurs, on avance par dialogue et inclusion. Les idéaux créateurs sont des êtres d'avenir, des forces de devenir.
Exclure le pauvre, c'est exclure cette vérité que l'être est d'abord un manque d'être qui pousse à créer de l'être.
L'éthique est l'art d'ajouter de la fécondité à l'être.
Pour évaluer un système d'éducation, il suffit de vérifier si plus d'années de scolarisation produit plus de conscience sociale, de conscience politique et de compassion pour les plus pauvres.
La question de la liberté, c'est la question de faire son être comme un artiste fait son oeuvre.
Le but de l'éducation, c'est de former tout l'homme dans tous les humains.

Œuvres de Jean Bédard

Comenius ou l'art sacré de l'éducation (2003)Comenius, ou Combattre la pauvreté par l'éducation pour tous (2005)