Auteur

Jean Anouilh

C'est laid, c'est obscène, les regards des hommes! Cela se pose sur vous comme des chenilles, comme des limaces, cela se glisse partout.
(A propos des pauvres) - A force de n'être chez eux nulle part, ils ont fini par prendre le mauvais genre de s'y croire partout.
Cela vieillit, tu sais, d'être une jolie fille sans un sou.
Même quand on sent la faiblesse momentanée de l'adversaire, il ne faut jamais s'entêter sur une position qui n'est pas raisonnable.
Ce n'est pas tout d'avoir de jolis yeux, il faut qu'une petite lampe s'allume derrière. C'est cette petite lueur qui fait la vraie beauté.
Avec un peu d'imagination, on peut très bien vivre toute sa vie en un soir.
... le silence au théâtre, c'est encore ce qu'on réussit le plus facilement...
Quel étrange plaisir de réaliser ses mensonges!
Il y a des êtres qui ne peuvent respirer que dans le luxe. Si on leur arrache leur luxe, on les tue!
Mais vous n'avez pas l'air de très bien comprendre? Je me sers pourtant de la langue française, la plus concise, la plus claire, la langue des diplomates et des souverains.
Il y a toujours un mais dans la vie, quand on gratte un peu la surface des choses.
Les apparences suffisent largement à faire un monde.
Tout le monde est honnête d'une certaine manière. Le malheur, c'est qu'il n'y en a qu'une qui est officielle.
Il y a tant de façons de se taire en écoutant parler l'homme qu'on aime.
On prend toujours pour des imbéciles les gens qui ne se sentent pas comme vous.
L'essentiel est de dire quelque chose de très gros et de le répéter souvent, c'est comme cela qu'on fait une vérité.
Il n'y a que les imbéciles qui se croient volés en donnant trop à une fille.
L'essentiel, quand on a un commandement, c'est de prendre une décision, quelle qu'elle soit. On s'effraie au début, puis avec l'expérience, on s'aperçoit que cela revient à peu près au même... quoi qu'on décide.
Qu'est-ce que gouverner le monde ... sinon faire croire à des imbéciles qu'ils pensent d'eux-mêmes, ce que nous leur faisons penser?
Les gens désintéressés, c'est toujours hors de prix...
Dieu ne demande rien d'extraordinaire aux hommes. Seulement d'avoir confiance en cette petite part d'eux-mêmes, qui est Lui. Seulement de prendre un peu de hauteur. Après Il se charge du reste.
Plus notre ennemi est petit et fragile, plus il est tendre, plus il est pur, plus il est innocent, plus il est redoutable...
On est tous les mêmes, plus ou moins fiers, plus ou moins tapageurs, mais le moment venu: la courbette.
Je ne veux pas que tu sois ma femme parce que tu m'aimes! Qu'est-ce que tu veux que cela me fasse que tu m'aimes? Demain, tu peux ne plus m'aimer. Je veux que tu sois ma femme, toujours, parce que tu l'as juré.
C'est comme tout d'être cocu, c'est difficile. C'est pas donné à tout le monde. Cela s'apprend.

Œuvres de Jean Anouilh

A un journaliste.Antigone (1942)Antigone (1942), 3, Antigone à CréonAntigone (1942), AntigoneAntigone (1942), Le gardeArdèle ou la MargueriteArdèle ou la Marguerite (1948)Ardèle ou la Marguerite, Le ComteBecket ou l'Honneur de DieuBecket ou l'Honneur de Dieu (1959)Chers ZoiseauxColombeColombe (1951)Cécile ou l'école des pèresCécile ou l'école des pères (1952), Monsieur OrbasEurydice (1942)Fables (1962), La disputeFables (1962), Le chat bourgeoisL'Alouette (1953)L'Hermine (1931)