Auteur

Iouri Nikolaïevitch Tynianov

Pas trop de zèle. Quand il vous aura pressé, il vous jettera. Rappelez-vous que pour pouvoir se dire heureux, il ne faut rien craindre, ni personne.
Qui n'a pas connu de grand échec ignore quelles libres et pleines goulées d'air il permet d'aspirer.
Un soldat, c'est aussi un homme, et ça, on a tendance à l'oublier.
Rien n'est plus proche de la puanteur que les plus subtils arômes. Mais, de nos jours à nous, les poètes ont perdu jusqu'au souvenir du parfum et ne vendent plus que des excréments en guise de senteurs.
La dernière nuit, y a qu'à moi qu'il est venu dire adieu : On ne se reverra plus jamais, qu'il m'a dit. Je ne lui en ai pas fait reproche. Quand un homme va au-devant de la mort, on n'a pas le droit de l'arrêter.
Sans feu ni lieu, il n'a que son coeur qui va et vient comme un pendule, un coup vers la jeunesse, un coup vers la vieillesse.
Alexandre Ier appelait le Caucase : la Sibérie chaude.
Il demeura immobile. Il était habitué à entendre les ordres comme autant de paroles particulières, n'ayant rien de commun avec la parole humaine. Ils n'avaient ni sens ni signification, mais une vie et un pouvoir qui leur étaient propres.

Œuvres de Iouri Nikolaïevitch Tynianov

La Mort du Vazir-Moukhtar (1969)Le Lieutenant Kijé (1966)