Auteur

Hubert Nyssen

... on a beau le saisir par les yeux, un texte reste lettre morte si on ne l'entend pas.
Lire, c'est d'abord ... donner - ou plutôt restituer - au texte sa dimension musicale.
... toute littérature est traduction. Et traduction à son tour, la lecture que l'on en fait... D'où cet autre sentiment selon lequel on n'en aura jamais fini avec les textes que l'on aime, car ils rebondissent d'interprétation en interprétation...
(Albert Cohen) ne manque jamais de rappeler que le génie, c'est d'avoir «le coeur plein d'amour et l'oeil méchant».
Renoncer à nommer c'est consentir à se noyer.
Je fus fou de lecture, je le suis maintenant de ciné. Au hasard des cassettes que l'on m'apporte je revois des chefs-d'oeuvre et en découvre.
On ne laisse plus aux idées le temps d'aller au bout de leur croissance, de leur efflorescence. Nous nous faisons illusion par quelques-unes que nous disposons, telles des fleurs coupées, dans un vase sur la table du salon.
Le temps, ça se prend ou ça se perd! Si vous voulez en disposer, vous ne pouvez que l'attraper, le choper, le ravir. C'est un choix à faire dans les priorités que vous vous donnez.
N'allez pas vous plaindre de ce que la soixantaine me trouve encore étonnée. S'étonner est un des plus sûrs moyens de ne pas vieillir trop vite.
Et à quoi donc servirait-elle, la lecture, si elle ne nous aidait à comprendre que chaque livre est un passage étroit entre deux « ailleurs », celui d'où nous venons avec souvent si peu de mémoire et celui vers lequel nous allons en aveugles ?

Œuvres de Hubert Nyssen

A l' ombre de mes propos, journal de l' année 2009 (2010)A l'ombre de mes propos, journal de l'année 2009 (2010)Carnets, Lundi 24 mai 2010Carnets, Vendredi 14 janvier 2011Eloge de la lectureLecture d'Albert CohenLira bien qui lira le dernier : lettre libertine sur la lecture (2004)Lira bien qui lira le dernier: lettre libertine sur la lecture (2004)