Le vin, c'est la vie.
Profite du jour présent.
Bacchus ouvre les portes du coeur.
L'homme a beau parcourir les mers, seul le ciel change, pas son âme.
Songe à régler le présent avec sagesse : le reste suit son cours comme le fleuve qui, tantôt renfermé dans son lit, s'écoule paisiblement vers la mer de Toscane, tantôt, avec un fracas que répète l'écho des monts et des forêts voisines, roule les pierres, les arbres déracinés, les troupeaux, les maisons, lorsque les torrents ont irrité ses eaux tranquilles.
Le rustre sur la berge attend la fin du fleuve.
Nul homme n'est sans défauts: le meilleur est celui qui en a le moins.
Quel que soit ton conseil, qu'il soit bref.
Qu'il ne manque au banquet ni les roses, ni l'ache qui reste vert, ni le lis, qui passe vite.
Souvent même la crainte de la mort pénètre les humains d'une telle haine de la vie qu'ils se donnent volontairement la mort dans l'excès de leur détresse, oubliant que la source de leurs peines est cette crainte elle-même.
La mort rattrape ceux qui la fuient.
Les plus hautes tours font les plus hautes chutes.
Les choux, qui croissent dans des terres arides, sont beaucoup plus doux que ceux qui viennent dans les jardins des Faubourgs. Car il n'y a rien qui énerve si fort un jardin, que de l'arroser souvent.
Poussés nous sommes tous au même endroit, et tous, nous serons tôt ou tard tirés au sort dans l'urne:
Derrière nous s'enfuient la jeunesse au teint lisse et sa grâce; l'âge blanchissant et desséché chasse les folâtres amours et le sommeil facile.
Mêle à la sagesse un grain de folie; il est bon quelquefois d'oublier la sagesse.
Vainement un dieu, dans sa prévoyance, mit entre les terres, pour les désunir, la barrière de l'Océan, puisque, malgré tout, des esquifs impies franchissent de leurs bonds l'étendue inviolable des eaux.
Que l'effort de ton zèle n'ajoute rien, je le veux, au simple myrte; le myrte n'est indigne ni de toi qui me sers ni de moi buvant sous un berceau de vigne.
Pourquoi le pin géant et le blanc peuplier aiment-ils marier leurs ombres hospitalières?
Gagne de l'argent, d'abord; la vertu vient après.
Qu'une règle fixe la peine proportionnellement à la faute; qu'on ne déchire pas avec le fouet celui qui mérite simplement un coup de lanière.
Les froids s'adoucissent sous les Zéphyrs, le printemps disparaît sous les pas de l'été, qui périra aussitôt que l'automne, père des fruits, sera venu répandre ses dons, et bientôt cette course ramène l'hiver inactif.
Que ne dégrade point le temps destructeur? La génération de nos pères, qui valaient moins que nos aïeux, a fait naître en nous des fils plus méchants, qui vont donner le jour à une postérité plus mauvaise encore.
Imagine-toi que chaque jour est le dernier qui luit pour toi; tu vivras avec reconnaissance l'heure que tu n'espérais plus.
L'homme en masse n'a pas de cervelle.
Œuvres de Horace
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