Auteur

Honoré de Balzac

Les grands ont toujours tort de plaisanter avec leurs inférieurs. La plaisanterie est un jeu, le jeu suppose l'égalité.
Ne voyez dans les hommes, et surtout dans les femmes, que des instruments. Mais ne le leur laissez pas voir.
Pour se garantir leurs biens, les riches ont inventé des tribunaux, des juges, et cette guillotine, espèce de bougie où viennent se brûler les ignorants.
Puis, quand tu ne m'aimeras plus, tu me laisseras, je ne me plaindrai pas, je ne dirai rien ; et mon abandon ne devra te causer aucun remords, car un jour passé près de toi, un seul jour pendant lequel je t'aurai regardé, m'aura valu toute une vie.
La vie, Madame, est un emprunt perpétuel ! Et n'emprunte pas qui veut !
La vie est un emprunt perpétuel !
Quel est l'homme qui ne meurt pas insolvable envers son père ? Il lui doit la vie, et ne peut pas la lui rendre.
Est-il un seul État en Europe qui n'ait ses dettes ? Quel est l'homme qui ne meurt pas insolvable envers son père ? Il lui doit la vie, et ne peut pas la lui rendre.
Quel est l'homme qui ne meurt pas insolvable envers son père ? Il lui doit la vie, et ne peut la lui rendre. La terre fait constamment faillite au soleil ! La vie, madame, est un emprunt perpétuel ! Et n'emprunte pas qui veut !
Quel est l'homme qui ne meurt pas insolvable envers son père ? Il lui doit la vie, et ne peut la lui rendre. La terre fait constamment faillite au soleil ! La vie, madame, est un emprunt perpétuel ! Et n'emprunte pas qui veut ! Ne suis-je pas supérieur à mes créanciers ? J'ai leur argent, ils attendent le mien ; je ne leur demande rien et ils m'importunent. Un homme qui ne doit rien, mais personne ne songe à lui, tandis que mes créanciers s'intéressent à moi.
Les hommes rendent la dette quelque chose de pire que le crime.
Ah ! un homme dans le malheur ressemble à un morceau de pain jeté dans un vivier : chaque poisson y donne un coup de dent. Et quels brochets que les créancier ! ... Ils ne s'arrêtent que quand le débiteur, de même que le morceau de pain, a disparu !
L'exercice de la pensée, la recherche des idées, les contemplations tranquilles de la science nous prodiguent d'ineffables délices, indescriptibles comme tout ce qui participe de l'intelligence, dont les phénomènes sont invisibles à nos sens extérieurs.
Venez vite, M. Derville, le patron va rendre ses derniers comptes il a jauni comme un citron, il est impatient de vous parler la mort le travaille, et son dernier hoquet lui grouille dans le gosier.
Elle lui offrit un coeur flétri qu'il accepta : les gens qui aiment ne doutent de rien, ou doutent de tout.
Les douleurs, les méditations, les désespoirs, les mélancolies passées, et non pas oubliées sont autant de liens par lesquels l'âme s'attache à l'âme confidente.
Le remords, cette vertu des faibles, ne l'atteignait pas. Le remords est une impuissance, il recommencera sa faute. Le repentir seul est une force, il termine tout.
Désormais aie des passions ; mais de l'amour, il faut savoir le bien placer, et il n'y a que le dernier amour d'une femme qui satisfasse le premier amour d'un homme
Il n'y a que le dernier amour d'une femme qui satisfasse le premier amour d'un homme
Bah ! vos pensionnaires avaient bien le diable au corps; ils ont tous décanillé dès le patron-jacquette — Parle donc bien, Sylvie, reprit madame Vauquer : on dit le patron-minette
Il faut entrer dans cette masse d'hommes comme un boulet de canon, ou s'y glisser comme une peste. L'honnêteté ne sert à rien.
L'honnêteté ne sert à rien.
L'argent donne tout, même des filles.
Qu'y a-t-il de plus beau que de contempler sa vie et de la trouver pure comme un lis ?
L'argent donne tout, même des filles. Oh! mon argent, où est-il? Si j'avais des trésors à laisser, elles me panseraient, elles me soigneraient; je les entendrais; je les verrais.

Œuvres de Honoré de Balzac

Albert Savarus (1842)Appendices, V, 32Autre étude de femmeAutre étude de femme (1839-1842)Avant son agonie.BéatrixBéatrix (1839)Cité par Shoshana Felman dans La Folie et la Chose littéraire.Confidences rapportées par George Sand dans Histoire de ma vie.CorrespondanceCorrespondance, 1819Correspondance, 1846Correspondance, à Hippolyte Castille, 11 octobre 1846César Birotteau (1838)Etude de femme (1831)Eugénie Grandet (1833)Facino Cane (1837)Ferragus, chef des DévorantsGambara (1837)Gobseck (1830)