La femme de trente ans satisfait tout, et la jeune fille, sous peine de ne pas être, doit ne rien satisfaire.
Auteur
Honoré de Balzac
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Il y a toujours un fripon non loin d'une dupe, et la sottise attire toujours un homme d'esprit de l'espèce des Renards.
Les alternatives de craintes soulevées et de terreurs apaisées sont un peu la vie des sentiments, et tout aussi nécessaires à la maternité qu'à l'amour.
Les gens de la campagne ont une horreur profonde pour toute espèce de changement, même pour celui qui leur paraît utile à leurs intérêts.
Les femmes sont des enfants méchants, c'est des bêtes inférieures à l'homme, et il faut s'en faire craindre, car la pire condition pour nous est d'être gouvernés par ces brutes-là!
Il suffit de livrer un homme à un vice pour se défaire de lui.
Nous avons tous notre passion malheureuse.
L'estime, la considération, les égards s'obtiennent, disparaissent, reviennent; mais quant à l'amour, je me prêcherais mille ans que je ne le ferais pas renaître, surtout pour une femme qui s'est vieillie à plaisir.
On ne peut être à la fois l'épouse d'un homme et celle de Jésus-Christ, il y aurait bigamie: il faut savoir opter entre un mari et un couvent.
A quoi sert la Vertu? A gagner le Ciel.
Il est peu d'âmes chez lesquelles l'amour résiste à l'omniprésence, ce miracle n'appartient qu'à Dieu.
On aime toujours qui nous amuse ou qui nous rend heureux.
Si, grâce à ces conspirations domestiques, beaucoup de niais passent pour des hommes supérieurs, ils compensent le nombre d'hommes supérieurs qui passent pour des niais, en sorte que l'Etat social a toujours la même masse de capacités apparentes.
Soupçonner une femme est un crime en amour.
L'amour a le travail et la misère en horreur. Il aime mieux mourir que de vivoter.
Mais qui peut se flatter d'être jamais compris? Nous mourons tous inconnus. C'est le mot des femmes et celui des auteurs.
Une femme est toujours vieille et déplaisante à son mari, mais toujours pimpante, élégante et parée pour l'autre, pour le rival de tous les maris, pour le monde qui calomnie ou déchire toutes les femmes.
La femme qui aime a toute l'intelligence de son pouvoir; et plus elle est vertueuse, plus agissante est sa coquetterie.
Il ne faut toucher à son ennemi que pour lui abattre la tête.
La jalousie, passion éminemment crédule, soupçonneuse, est celle où la fantaisie a le plus d'action; mais elle ne donne pas d'esprit, elle en ôte.
L'amour est aussi grand par le bavardage que par la concision.
L'avarice des pères prépare la prodigalité des enfants.
Les natures faibles, une fois prévenues, se jettent dans l'entêtement, et n'en reviennent jamais.
Pour qu'une femme commande, elle doit avoir l'air de toujours faire ce que veut son mari.
L'amour ne va jamais consulter les registres de l'état civil; personne n'aime une femme parce qu'elle a tel ou tel âge, parce qu'elle est belle ou laide, bête ou spirituelle: on aime parce qu'on aime.
Œuvres de Honoré de Balzac
Albert Savarus (1842)Appendices, V, 32Autre étude de femmeAutre étude de femme (1839-1842)Avant son agonie.BéatrixBéatrix (1839)Cité par Shoshana Felman dans La Folie et la Chose littéraire.Confidences rapportées par George Sand dans Histoire de ma vie.CorrespondanceCorrespondance, 1819Correspondance, 1846Correspondance, à Hippolyte Castille, 11 octobre 1846César Birotteau (1838)Etude de femme (1831)Eugénie Grandet (1833)Facino Cane (1837)Ferragus, chef des DévorantsGambara (1837)Gobseck (1830)