Œuvre
La Femme de trente ans (1834)
Il existe des pensées auxquelles nous obéissons sans les connaître: elles sont en nous à notre insu.
Un premier amour ne se remplace jamais.
Plus la résistance a été longue, plus puissante alors est la voix de l'amour.
Il ensevelit son chagrin et jeta son amour au fond de son coeur, comme un cercueil à la mer.
Les meilleurs coeurs sont parfois bien cruels.
Un air aussi stupide que peut l'être celui d'un paysan breton écoutant le prône de son curé.
La famille est une association temporaire et fortuite que dissout promptement la mort.
Toutes les fautes, et les crimes peut-être, ont pour principe un mauvais raisonnement ou quelque excès d'égoïsme.
La femme de trente ans satisfait tout, et la jeune fille, sous peine de ne pas être, doit ne rien satisfaire.
Si, grâce à ces conspirations domestiques, beaucoup de niais passent pour des hommes supérieurs, ils compensent le nombre d'hommes supérieurs qui passent pour des niais, en sorte que l'Etat social a toujours la même masse de capacités apparentes.
Un homme qui aime bien n'est jamais tout à fait méprisable.
Ce sourire prouvait que le coeur d'une mère est un abîme au fond duquel se trouve toujours un pardon.