Les jeunes ménages savent bien que la vraie plaie de l'intimité, c'est la brusque découverte des défauts, des manques, des tics.
Quand la loi redevient celle de la jungle, c'est un honneur que d'être déclaré hors-la-loi.
On ne construit pas un bonheur sur les ruines d'une longue misère. Notre joie n'avait pas de boussole. Nous étions désorientés.
Pourrir, c'est germer, donc vivre.
Faire confiance participe toujours de la confiance en soi.
Un savant amoureux, c'est un amoureux dont l'habileté réjouit sa partenaire.
La vie guérit toujours de la mort quand elle s'aime.
Même s'il est sale, un bon drap vaut mieux qu'un drapeau.
Quand on m'enterrera, il y aura peut-être des joues humides, s'il pleut!
Les principes sont des préjugés de grande taille.
L'absurdité d'un rêve finit toujours par réveiller le dormeur.
En fait de divorce, il en est comme des opérations: il n'y en a pas de bonnes, il n'y a que des nécessaires.
On n'aime pas qui on veut. On aime qui on peut. Il y a toujours adoption.
L'important dans le divorce, c'est ce qui le suit.
Le christianisme en France est en train de devenir folklorique.
J'aime me croire entière et logique; je déteste me souvenir de mes eaux troubles, de ces remous qui ont empêché un moment ma vie de couler tout droit. Je sais bien qu'il me reste contre eux un recours: celui de l'anguille qui s'envase.
Le premier enfant d'une femme, c'est l'homme qu'elle aime.
Faute répétée diminue d'importance, use son remords.
Au surplus quel meilleur commentaire à l'amour que l'amour, quand il est interdit et n'a pour seul espoir que d'envahir le sang?
Fille reprise n'est plus fille surprise et perd un argument contre son séducteur.
En déchirant mon enfance je touche à celle des autres. Comme l'âge d'or, dont on prétend qu'il se trouve derrière nous, le paradis se confond avec les limbes.
L'enfance abandonnée: crime impensable, exagération de plumitifs!...
Une fille trop souvent devient ce qu'était sa mère.
Un savant amoureux n'est qu'un homme de science qui s'est embéguiné.
Si vaine que soit la constitution d'un arbre généalogique, où pend toujours une quantité considérable de bois mort (cet arbre poussant dans le passé, on devrait logiquement dire une racine généalogique).
Œuvres de Hervé Bazin
Au nom du fils (1959)Ce que je crois (1977)EpitapheInterview d'André Bourin dans les Nouvelles Littéraires du 21 février 1957.Interview.L'Eglise verte (1981)L'Huile sur le feu (1954)La Tête contre les murs (1949)La mort du petit cheval (1950)La mort du petit cheval (1950), XIXLe Bureau des mariages (1972)Le Cri de la chouette (1971)Le Démon de minuit (1988)Le Matrimoine (1967)Le Neuvième jour (1994)Les Bienheureux de la désolation (1970)Lève-toi et marche (1952)Madame Ex (1974)Mon abécédaire, dans Le Monde du 9 juillet 1982.Plumons l'oiseau (1966)