Auteur

Henry Miller

Tout irait beaucoup mieux, si les gens prenaient l'habitude de dépenser leur argent, au lieu d'épargner.
N'essayez pas de changer le monde, changez de monde !
Un homme de talent doit vivre en marge, ou créer en marge de sa vie. Le choix est difficile !
Notre destination n'est jamais un lieu, mais plutôt une nouvelle façon de regarder les choses.
Il y en a qui disent qu'ils ne veulent pas gaspiller leur vie à rêver. Comme si la vie n'était pas un rêve, ce rêve dont justement ils refusent de s'éveiller !
Nous passons d'un état du rêve à un autre : du rêve que nous dormons au rêve que nous nous éveillons, du rêve de la vie au rêve de la mort.
Celui qui a fait un beau rêve ne se plaint jamais d'avoir perdu son temps. Au contraire, il est heureux d'avoir participé à une réalité qui permet d'élever et d'embellir la réalité quotidienne.
Etre seul, ne serait-ce que quelques minutes, et le comprendre de tout son être, est une bénédiction que nous songeons rarement à invoquer.
Plus la résistance est forte, plus certaine en est l'issue. Nous ne résistons qu'à ce qui est inévitable.
Quelle pitié que notre société ne permette pas à un homme de dilapider son temps ! Elle devrait le récompenser - d'un croûton de pain et d'un verre de whisky - pour avoir su se garder des soucis et de l'ennui.
Rien n'est mauvais quand vous regardez avec des yeux affamés.
Etonnant de voir comme les sources intérieures se remettent tout naturellement à couler dès que l'on s'abandonne à la paresse pure et simple.
Vous n'avez besoin que d'un seul ami, mais un vrai, pour vous défendre contre les coups de l'outrageuse fortune.
La chance n'est ni bonne ni mauvaise, mais que ce qui compte c'est la façon dont nous prenons ce qui nous arrive, bon ou mauvais.
Qui peut dire quels sont les véritables besoins des autres ? Nul ne peut vraiment aider quelqu'un, sauf en l'exhortant à poursuivre sa route. Parfois, il faut avancer sans bouger. Se détacher de ses problèmes, voilà ce qui importe.
Laissons Dieu de côté pour l'instant. Fermons toutes les portes et les fenêtres, bouchons toutes les fentes ! Bien, maintenant nous pouvons parler d'une manière sensée.
Chaque jour, par tous les moyens, nous rendons la vie plus ennuyeuse, plus vaine. Un seul mot résume tout : gaspillage. Nos pensées, nos énergies, nos vies même ne servent plus qu'à créer de l'inutile, du malsain, du déraisonnable.
Ce n'est que lorsque nous acceptons nos limites que nous découvrons qu'il n'y a pas de limites.
Vous savez, je suis venu tard à la jeunesse. Je crois que c'est seulement après quarante-cinq ans que j'ai commencé à me sentir vraiment jeune. Et j'ai l'impression d'avoir atteint à ce moment-là un niveau d'où je n'ai pas bougé.
Un évènement, quand il se produit, prend place dans l'instant, mais il n'arrive qu'au terme d'un long cheminement. Ce que l'on en perçoit n'est que l'explosion, la seconde qui précède le jaillissement de l'étincelle.
Je ne cesse de penser à ma santé vraiment magnifique. Quand je dis «santé», je veux dire optimisme. J'ai toujours un pied dans le XIXe siècle. Je retarde un peu, comme tous les Américains.
Je n'ai rien à faire avec la machinerie grinçante de l'humanité - j'appartiens à la terre.
Manger est merveilleux, mais être mangé est un régal qui passe la description. Peut-être est-ce un autre, un plus extravagant genre d'union avec le monde extérieur. Une sorte inversée de communion.
Nous nous souviendrons des auteurs qui nous ont donné de la joie plus longtemps que ceux qui nous ont fait penser.
La pensée doit passer par le coeur pour être rendue active et prendre un sens.

Œuvres de Henry Miller

Big Sur et les Oranges de Jérôme Bosch (1957)Crazy Cock (1991)Crucifixion en rose (1968)Entretiens de Paris avec Georges Belmont (1970)J'suis pas plus con qu'un autre (1977)La Crucifixion en rose, 1. Sexus (1949)La crucifixion en rose, 2. Plexus (1952)Le Cauchemar climatisé (1945)Le Colosse de Maroussi (1941)Le Soutien de la vie (1956)Le sourire au pied de l'échelleLe sourire au pied de l'échelle (1948)Lire aux cabinetsLire aux cabinets (1957)Lire ou ne pas lire (1976)Peindre c'est aimer à nouveauPeindre c'est aimer à nouveau (1960)Printemps noir (1936)Préface de Philippe Sollers à Maurice Girodias, L’affaire Kissinger, Éditions de la différence, 1990Réunion à Brooklyn (1938)