Un homme plein de classiques est un danger pour l'humanité.
Un vrai leader n'a pas besoin de conduire. Il suffit qu'il montre le chemin.
C'est parfois l'échec qui est le meilleur gage de succès et souvent un retard s'avère plus utile qu'un progrès. Nous sommes rarement en mesure de nous rendre compte à quel point le négatif sert à produire le positif, à quel point le mal engendre le bien.
... une oreille, cet étrange appendice du visage!
Les seuls artistes à qui je céderais mes murs, ce sont les enfants. Pour moi, les oeuvres des enfants ont leur place à côté des chefs-d'oeuvre des grands maîtres.
L'oeuvre d'un enfant ne manque jamais de nous provoquer, d'en appeler à nous, parce qu'elle est pénétrée et imprégnée de cette assurance quasi magique qui naît d'une approche directe et spontanée des objets.
Il ne suffit pas seulement d'aimer ce que l'on fait, il faut encore savoir comment faire l'amour.
La meilleure façon de tuer un artiste est sûrement de lui donner tout ce dont il a besoin.
Il suffit d'un ami, si c'est un homme de foi, pour faire des miracles.
Personne n'acquiert le génie; c'est un don de Dieu. Mais on peut acquérir la patience, le courage, la sagesse, la compréhension.
La joie est pareille à un fleuve: rien n'arrête son cours.
On peut dévoiler son coeur mais pas son âme.
Tout homme qui aurait conscience de ses actes ne pourrait pour rien au monde presser du doigt la détente d'un fusil.
Le but de la vie sur terre est de découvrir son être véritable... et de vivre en accord avec lui.
Tout est devant nous. Le chemin ne finit pas; plus on avance, plus la route s'ouvre à nos yeux.
A quoi servent les livres s'ils ne nous ramènent pas vers la vie, s'ils ne parviennent pas à nous y faire boire avec plus d'avidité?
Il ne se passe pas de jour que nous ne menions à l'abattoir les plus purs de nos élans.
L'ennui, avec Tania, c'est qu'elle avait une valise au lieu d'un con.
Certains sentent la pluie à l'avance: d'autres se contentent d'être mouillés.
La pire difficulté pour l'individu créateur, c'est de refréner l'entêtement à vouloir caractériser le monde à son image.
Quand la merde vaudra de l'or, le cul des pauvres ne leur appartiendra plus.
De temps en temps, j'allais passer une soirée à la bibliothèque municipale pour lire. C'était pour moi prendre un billet pour le paradis.
Il n'est pas un de nous qui ne soit coupable d'un crime: celui, énorme, de ne pas vivre pleinement la vie.
Dès qu'on accorde une attention soutenue à la moindre chose, même à un brin d'herbe, cela devient alors un monde en soi - mystérieux, impressionnant, d'une splendeur indescriptible.
Il existe un aspect de la lecture qui vaut, je crois, qu'on s'y étende un peu, car il s'agit d'une habitude très répandue et dont à ma connaissance, on a dit bien peu de chose? Je veux parler du fait de lire aux cabinets.
Œuvres de Henry Miller
Big Sur et les Oranges de Jérôme Bosch (1957)Crazy Cock (1991)Crucifixion en rose (1968)Entretiens de Paris avec Georges Belmont (1970)J'suis pas plus con qu'un autre (1977)La Crucifixion en rose, 1. Sexus (1949)La crucifixion en rose, 2. Plexus (1952)Le Cauchemar climatisé (1945)Le Colosse de Maroussi (1941)Le Soutien de la vie (1956)Le sourire au pied de l'échelleLe sourire au pied de l'échelle (1948)Lire aux cabinetsLire aux cabinets (1957)Lire ou ne pas lire (1976)Peindre c'est aimer à nouveauPeindre c'est aimer à nouveau (1960)Printemps noir (1936)Préface de Philippe Sollers à Maurice Girodias, L’affaire Kissinger, Éditions de la différence, 1990Réunion à Brooklyn (1938)