Comment m'amuserais-je quand je serai vieux, si je laisse mourir la bougie qui éclaire la lanterne magique.
Auteur
Henri Beyle, dit Stendhal
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Il faut jouer et mépriser la comédie.
C'est au milieu des arbres que l'homme est le plus heureux ; tous les hommes en ont mis dans leur paradis, et surtout les Orientaux qui se connaisent en plaisirs.
Comme tous les hommes qui ne sont pas décidément imbéciles, j'ai besoin d'être occupé par le travail pour être heureux.
L'étranger n'est pas celui que sépare de nous le hasard d'une rivière ou d'une montagne. Mais celui dont les principes, les voeux et les sentiments sont en guerre avec vos principes, vos voeux et vos sentiments.
L'admission des femmes à l'égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation ; elle doublerait les forces intellectuelles du genre humain et ses possibilités de bonheur.
On ne connaît point les sources du Nil, se disait Julien ; «il n'a point été donné à l'oeil de l'homme de voir le roi des fleuves dans l'état de simple ruisseau».
Je croyais vivre ; je me préparais seulement à la vie, me voici enfin dans le monde, tel que je le trouverai jusqu'à la fin de mon rôle, entouré de vrais ennemis. Quelle immense difficulté, ajoutait-il, que cette hypocrisie de chaque minute : c'est à faire pâlir les travaux d'Hercule.
Le devoir est cruel, mon amie ; mais s'il n'y avait pas un peu de peine à l'accomplir, où serait l'héroïsme ?
Chacun pour soi dans ce désert d'égoïsme qu'on appelle la vie.
A vingt ans, l'idée du monde et de l'effet à y produire l'emporte sur tout.
C'est singulier, le verbe guillotiner ne peut pas se conjuguer dans tous ses temps ; on peut bien dire : Je serai guillotiné, tu seras guillotiné, mais on ne dit pas : J'ai été guillotiné.
Après l'empoisonnement moral, il faut des remèdes physiques et du vin de Champagne.
Il n'y a de droit que lorsqu'il y a une loi pour défendre de faire telle chose sous peine de punition. Avant la loi il n'y a de naturel que la force du lion, ou le besoin de l'être qui a faim, qui a froid, le besoin en un mot.
Même chez les femmes les plus réservées, les yeux rougissent au moment de l'espérance ; la passion est si forte, le plaisir si vif qu'il se trahit par des signes frappants.
L'amour de deux personnes qui s'aiment n'est presque jamais le même.
On a le sentiment d'avoir deux âmes ; l'une pour faire, et l'autre pour blâmer ce qu'on fait.
La peur n'est jamais dans le danger, elle est dans nous.
Le plus grand plaisir du voyage est peut-être l'étonnement du retour. Je vois qu'il donne de la valeur aux êtres et aux choses les plus insipides.
Le premier instrument du génie d'un peuple, c'est sa langue. Que sert à un muet d'avoir beaucoup d'esprit ?
Les désespoirs d'amour sont précisément ici la petite vérole des âmes.
Un chemin est-il moins beau parce qu'il y a des épines dans les haies qui le bordent ?
Je crois que la rêverie a été ce que j'ai préféré à tout, même à passer pour homme d'esprit.
Un salon de huit ou dix personnes dont toutes les femmes ont eu des amants, où la conversation est gaie, anecdotique et où l'on prend du punch léger à minuit et demi est l'endroit du monde où je me trouve le mieux.
Le ciel m'a donné le talent de me faire bien voir des paysans.
Œuvres de Henri Beyle, dit Stendhal
Armance (1827)Armance (1827), Avant-ProposArmance (1827), XXIIIChroniques italiennes (1837)Chroniques italiennes (1837-1839)Chroniques italiennes (1837-1839), Le Coffre et le RevenantCité par Gustave Thibon dans L'équilibre et l'harmonie (1976)CorrespondanceCorrespondance, 14 septembre 1820Correspondance, au baron de Mareste, 21 décembre 1819Correspondance, à Honoré de Balzac, 30 octobre 1840De l'amour (1822)De l'amour (1822), Deuxième préfaceDe l'amour (1822), Fragments divers, 139De l'amour (1822), Fragments divers, 83De l'amour (1822), LVIDe l'amour (1822), Lettre à Matilde, 7 juin 1819De l'amour (1822), XXIVDe l'amour (1822), XXVIDe l'amour (1822), XXXII