Il y a une chose pire encore que l'infamie des chaînes, c'est de ne plus en sentir le poids.
J'admire et méprise les hommes pour tout ce qu'ils sont capables d'endurer.
L'art de plaire est plus difficile, quoi qu'on pense, que l'art de déplaire.
La grâce n'a pas d'âge.
La voix est un second visage.
Nous avons les souvenirs que nous méritons.
Toute facilité apparente, toute réussite, sont les fruits d'une rigueur intime.
Ne pas regretter ce qui n'est plus, car si rien ne changeait, tout deviendrait vite monotone, fût-ce la douceur.
Deviens ce que tu es, écrit Nietzsche. Et il devint fou!
En retrait des réunions achalandées, la saison normande devient un repos délicieux ...
La théorie de l'inconscient engendrait celle du refoulement, puis celle de la censure qui conduisait bientôt leur auteur sur ce qu'il allait nommer «la voie royale de l'inconscient»: le rêve.
Nos joies les plus profondes ne tiennent pas à des bonheurs établis, mais à nos bonheurs retrouvés.
«Deviens ce que tu es», écrit Nietzsche. Et il devint fou.
Les souvenirs doivent avoir un parfum sec.
Lorsqu'on n'est pas conduit par l'intérêt ou par l'amour, il est difficile de ne pas l'être par orgueil. Croit-on avoir vaincu l'orgueil, il suit notre humilité en l'encourage à voix basse.
Je hais la passion politique. Son désordre nous oblige à choisir ce qui ne s'imposait pas avant elle.
Rêverie est indépendance.
L'amour grandit dans la contrainte et s'épanouit dans la liberté.
Œuvres de Gérard Bauër