Il paraît qu’Emmanuel Macron n’est pas un candidat comme les autres. Il paraît. Et chaque observateur y va de son commentaire pour savoir s’il est de droite, de gauche, socialiste, modéré, centriste… Comme le caméléon, Macron change, se transforme sous nos yeux. De gauche, il l’est évidemment, par son histoire, ses actes, son créateur. Mais, ce qu’il est, surtout, c’est populiste.
Auteur
Gérald Darmanin
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Il y a le populisme light, nouveau, à visage humain, comme aurait dit l’autre?: le bobopulisme de Monsieur Macron. Un populisme chic, avec un beau sourire, de beaux costumes, une belle histoire. Il dit, comme dans le roman de George Orwell, le contraire de ce qu’il est (« je suis contre le système ») alors qu’il est bien sûr le pur produit du système. On ne fait pas mieux : beaux quartiers, belles études, belle fortune, belles relations.
M. Macron ne détaille rien, ne précise rien, ne stabilote rien. Il ne sort jamais de l’ambiguïté. Il promet tout, finance tout, rembourse tout?: les lunettes, les prothèses auditives et les soins dentaires ! C’est Noël avant l’heure.
Heureusement que Hamon a parlé en premier du revenu universel, sinon Macron caméléon, Macron le paradoxe, Macron le démagogue, en parlerait !
C’est la fin de la Ve République telle qu’on la connaît : M. Macron n’aura pas de majorité, ou alors de circonstances, et cela durera ce que dure les amours de vacances.
Loin d’être le remède d’un pays malade, M. Macron sera au contraire son poison définitif. Son élection, ce qu’au diable ne plaise, précipiterait la France dans l’instabilité institutionnelle et conduira à l’éclatement de notre vie politique.
L'Islam politique est un ennemi mortel pour la République. Oui, il faut combattre toute forme de communautarisme.
Oui l'Islam politique est un ennemi mortel pour la République. Oui, il faut combattre toute forme de communautarisme. Mon grand père priait Allah et portait l'uniforme de la République. Oui à la liberté de culte, non à la caricature.
En tant que ministre de l’Intérieur, je serai celui qui protège ceux qui nous protègent.
Les gendarmes, les policiers et les sapeurs pompiers nous protègent au quotidien avec un engagement exemplaire. En tant que ministre de l’Intérieur, je serai celui qui protège ceux qui nous protègent.
Si j'ai toujours défendu le sérieux budgétaire en temps de paix, c'est pour que la France n'ait pas à lésiner sur les moyens en temps de guerre. Comme l'a très bien dit le président de la République lundi, nous sommes en guerre . Contre cette épidémie d'abord, et contre les conséquences qu'elle risque d'avoir sur notre économie. Il faudra s'en relever, c'est la raison pour laquelle l’État ne va pas lésiner sur les moyens.
Si j'ai toujours défendu le sérieux budgétaire en temps de paix, c'est pour que la France n'ait pas à lésiner sur les moyens en temps de guerre.
Wauquiez a fait allemand en première langue. Il est peut-être normalien mais il n'a rien de normal
Quand la maison brûle, on ne compte pas les litres d'eau pour éteindre l'incendie.
Quand j'entends le mot violences policières, personnellement, je m'étouffe. La police exerce une violence, certes, mais une violence légitime. […] Elle doit le faire de manière proportionnelle, elle doit le faire de manière encadrée. Que quelques personnes le fassent en dehors des règles déontologiques, la sanction doit être immédiate.
Les personnes qui utilisent de façon disproportionnée la force que le peuple met à disposition de ceux qui ont la violence légitime doivent être sanctionnées et n’ont rien à faire dans la police nationale ou dans la gendarmerie nationale.
Des individualités ne sont pas un tout et je ne supporte pas – et je ne supporterai pas – qu’on porte atteinte à l’institution, celle de la police nationale et de la gendarmerie qui font un travail admirable.
Il n’y a pas d’un côté la police et de l’autre côté la population française. Il n’y a non pas à renouer [le lien entre la police et la population], je pense que ce fil n’a jamais été perdu, mais il y a à faire comprendre les difficultés que vivent les policiers et à comprendre aussi comment la population souhaite aujourd’hui l’exercice de la force.
Je ne partage pas, bien que ce soit une conviction extrêmement forte, le divorce entre la police et la population. Beaucoup d'entre eux ont les difficultés qu'ont tous les Français.
La protection des policiers et la protection de la liberté de la presse ne sont pas en concurrence, mais en complémentarité. Il n’y a pas une victoire de l’un contre l’autre, et il n’y a surtout pas une victoire de l’un sans l’autre
Œuvres de Gérald Darmanin
BFM TV, le 20 Février 2018Devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, le 28 juillet 2020Entendu devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, le 30 novembre 2020Interview Les Echos, le 17 Mars 2020RTL Matin, 9 juillet 2020Séance des questions au gouvernement au Sénat, le 8 juillet 2020« Le bobopopulisme de Monsieur Macron », Tribune libre de Gérald Darmanin, L'Opinion, le 25/01/2017