Auteur

Georg Christoph Lichtenberg

Une grande voie lactée d'idées.
Philanthropie: lorsque je vois au loin ou près de moi quelque chose se courber, je crois toujours qu'il s'agit d'une puce, tant que l'on ne m'a pas démontré de manière apodictique qu'il s'agissait d'un pou.
On demanda un jour à Fontenelle d'où il venait qu'il eût tant d'amis et si peu d'ennemis: par ces deux axiomes, répondit-il: tout est possible, et tout le monde a raison.
Il avait eu de sa femme un fils que plusieurs retenaient pour apocryphe.
La sympathie est une méchante aumône.
C'est d'un grand profit pour la nature humaine que les hommes de vertu ne sachent point dire pourquoi ils sont vertueux.
A quoi bon l'aube si point ne se lève?
Le monde n'existe pas pour que nous le connaissions, mais pour que nous nous construisions en lui. C'est une idée kantienne.
Les erreurs elles-mêmes ont l'utilité qu'elles nous accoutument finalement à croire que les choses peuvent être différentes de ce que nous nous en représentons.
Une règle d'or: on ne doit point juger les hommes d'après leurs opinions, mais selon ce que leurs opinions font d'eux.
Cherche à voir en toute chose quelque chose que personne n'a encore vu et auquel nul n'a jamais songé.
A propos de tout, se poser la question: Est-ce vrai? pour ensuite rechercher les raisons de ne pas le considérer vrai.
Se demander sérieusement tous les soirs ce que le jour nous a fait apprendre de neuf.
L'esprit est le trouveur et l'entendement l'observateur.
Je crois aussi qu'il n'y a rigoureusement pour l'homme qu'une unique science, et c'est la mathématique pure. Ici nous n'avons besoin que de notre esprit, que de nous-mêmes ...
Pour jouir dans le monde des avantages de la beauté, il doit y avoir d'autres gens qui croient que l'on est beau: pour le bonheur, cela n'est point du tout nécessaire; il suffit que nous y croyions nous-mêmes.
Qui a le droit d'imiter, imite à contrecoeur.
Plus un homme est grand, plus il est coupable s'il ébruite les fautes de ceux qu'il connaît.
Avant de blâmer, il faudrait toujours chercher à voir si l'on ne peut d'abord excuser.
Les gens qui n'ont jamais le temps sont ceux qui en font le moins.
Habituellement, on cherche à changer les opinions sans toucher la tête; en France, à présent on coupe au plus court: on emporte et les opinions et la tête.
Le premier pas de la sagesse est de tout accuser; - Le dernier: de tout concilier.
On reproche souvent aux grands de n'avoir pas fait tout le bien qu'ils eussent pu dispenser - Ils pourraient bien répondre: songez seulement à tout le mal que nous eussions pu faire et dont nous nous sommes abstenus.
Que l'on prêche dans les églises ne signifie pas qu'elles puissent se passer de paratonnerres.
Il vaudrait certainement la peine de décrire deux ou trois fois une vie; une fois comme l'écrirait un ami enthousiaste, une autre comme la décrirait un ennemi et une autre encore comme l'écrirait la vérité elle-même.

Œuvres de Georg Christoph Lichtenberg

AphorismesAphorismes (1800-1806)Le Miroir de l'âme (1773-1796)Le miroir de l'âmeLe miroir de l'âme, B 338Le miroir de l'âme, D 131Le miroir de l'âme, D 300Le miroir de l'âme, D 331Le miroir de l'âme, D 581Le miroir de l'âme, E 63Le miroir de l'âme, F 1133Le miroir de l'âme, F 447Le miroir de l'âme, G 13Le miroir de l'âme, G 67Le miroir de l'âme, H 25Le miroir de l'âme, J 1226Le miroir de l'âme, J 37Le miroir de l'âme, J 511Le miroir de l'âme, J 73Le miroir de l'âme, L 368