Auteur

Friedrich Wilhelm Nietzsche

La femme n'est pas encore capable d'amitié: elle ne connaît que l'amour.
Le bonheur est une femme.
Ce qui se dit la nuit ne voit jamais le jour.
Le mariage met fin à beaucoup de brèves folies par une longue sottise.
Le concubinage, lui aussi, a été corrompu par le mariage.
Les conditions nouvelles qui entraîneront en gros l'apparition d'hommes tous pareils et pareillement médiocres sont éminemment propres à donner naissance à des hommes d'exception du genre le plus dangereux et le plus séduisant.
L'Antiquité a profondément vécu, médité et presque emporté dans sa tombe l'amitié. C'est son avantage sur nous: nous pouvons lui opposer l'amour sexuel idéalisé.
L'apparence pour moi, c'est la réalité agissante et vivante elle-même qui, dans sa façon de s'ironiser elle-même, va jusqu'à me faire sentir qu'il n'y a là qu'apparence, feu follet et danses des elfes, et rien de plus ...
Nous finissons toujours par être récompensés pour notre bonne volonté.
Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort.
La connaissance tue l'action, pour agir il faut être obnubilé par l'illusion.
Le Christianisme donna du poison à boire à Eros; il n'en mourut pas, mais dégénéra en vice.
L'homme ne se contente pas de ne pas savoir. Il faut être très humain pour dire «c'est une chose que je ne sais pas», pour s'accorder de l'ignorance.
C'est la partie de son corps qui est au-dessous de la ceinture qui fait que l'homme ne se prend pas si facilement pour un dieu.
Rien ne me parle plus vivement au coeur que les mélodies gaies qui sont d'une tristesse absolue.
Ayez en honneur le sommeil et respectez-le. C'est la chose première.
Le caractère de l'ensemble du monde est de toute éternité celui du chaos, en raison non pas de l'absence de nécessité, mais de l'absence d'ordre, d'articulation, de forme, de beauté, de sagesse.
Notre prochain n'est pas notre voisin, mais le voisin du voisin.
Maturité de l'homme: avoir retrouvé le sérieux qu'enfant on mettait à ses jeux.
Dans la vengeance, comme dans l'amour, la femme est plus barbare que l'homme.
Ayez en honneur le sommeil et respectez-le ! C'est la chose première. Et évitez tous ceux qui dorment mal et qui sont éveillés la nuit !
Le voleur lui-même a honte en présence du sommeil. Son pas se glisse toujours silencieux dans la nuit. Mais le veilleur de nuit est impudent et impudemment il porte son cor.
Ce n'est pas une petite chose que de savoir dormir: il faut savoir veiller tout le jour pour pouvoir bien dormir.
Dix fois dans la journée il faut que tu te surmontes toi-même: c'est la preuve d'une bonne fatigue et c'est un pavot pour l'âme.
Dix fois il faut te réconcilier avec toi-même; car s'il est amer de se surmonter, celui qui n'est pas réconcilié dort mal.

Œuvres de Friedrich Wilhelm Nietzsche

Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885)Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885), De la Victoire sur soi-mêmeAinsi parlait Zarathoustra (1883-1885), De la domination de soiAinsi parlait Zarathoustra (1883-1885), Des miséricordieuxAinsi parlait Zarathoustra (1883-1885), La chanson ivreAinsi parlait Zarathoustra (1883-1885), La vieille et la jeune femmeApocrypheAu delà du Bien et du MalAu-delà du Bien et du MalAurore (1881)Aurore (1881), 112Aurore (1881), 252Aurore (1881), 443Aurore (1881), 447Cité par Jean Granier dans Nietzsche (1977).Cité par Louis Corman dans Nietzsche, psychologie des profondeurs.Considérations inactuelles (1874)Considérations inactuelles (1874), IIDans La Folie et la Chose littéraire de Shoshana Felman.Dans Nietzsche et la Commune (1981) de Marc Sautet.