Jouer, c'est expérimenter le hasard.
Auteur
Friedrich von Hardenberg, dit Novalis
Le destin, c'est le caractère.
Le poète comprend la nature mieux que l'homme de sciences.
Non seulement l'Angleterre, mais tout Anglais est une île.
Nous rêvons de voyager à travers l'univers; l'univers n'est-il donc pas en nous?
Où donc un enfant dormirait-il avec plus de sécurité que dans la chambre de son père?
Plus on se sent pêcheur, plus on est chrétien.
Poser le Mal comme le contraire de la Vertu, c'est lui faire trop d'honneur.
Pour bien connaître une vérité, il faut l'avoir combattue.
Prier est dans la religion ce que penser est dans la philosophie. Prier, c'est créer de la religion.
Tout mystère vrai exclut de lui-même les profanes. Quiconque le comprend est de lui-même, et à bon droit, initié.
L'homme qu'anime l'esprit n'achoppe pas devant les barrières et les différences; elles le stimulent plutôt. Seul l'homme dénué d'âme en sent le poids et l'entrave.
La lumière a son temps qui lui est mesuré, - Mais le règne de la nuit - Ne connaît ni temps ni espace, - Le sommeil a pour lui toute l'éternité!
Réaliser la représentation de l'irreprésentable, voir l'invisible, toucher et percevoir l'impalpable.
... il faut que nous tâchions à nous rendre immortels.
Il ne semble pas sage de vouloir pénétrer et comprendre un monde humain, sans avoir développé en soi une parfaite humanité.
La mort, comme un sauveur, se tient aux côtés de la pauvre humanité, car sans la mort l'homme le plus fou serait le plus heureux.
Tout ce que nous voyons n'est-il déjà pas un larcin fait au ciel, les ruines immenses des gloires de jadis et les restes d'un abominable repas?
La pensée n'est qu'un rêve du toucher, un attouchement mort, une vie grise et faible.
Tout ce qui est divin a une histoire, et la Nature, le seul tout auquel l'homme puisse se comparer, ne serait pas, aussi bien que l'homme, comprise dans une histoire, ou, ce qui revient au même, n'aurait pas un esprit?
L'homme qui pense retourne à la fonction originelle de son être, à la contemplation créatrice, à ce point même où produire et savoir ont les plus étranges relations, à ce moment fécond de la jouissance proprement dite, de l'auto-conception intérieure.
Ce n'est pas le sujet qui est le but de l'art, mais l'exécution!
L'amour n'est rien d'autre que la suprême poésie de la nature.
Qu'est la religion, sinon une intelligence infinie, une éternelle union de coeurs qui s'aiment?
L'amour est une répétition sans fin.
Œuvres de Friedrich von Hardenberg, dit Novalis
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