Auteur

Fiodor Dostoïevski

A cinquante-cinq ans, j'ai conservé ma force virile, et je compte bien que cela durera encore vingt ans; or je vieillirai, je deviendrai repoussant, les femmes ne viendront plus de bon coeur, j'aurai donc besoin d'argent.
Si l'on chasse Dieu de la terre, nous le rencontrerons sous la terre!
Le socialiste chrétien est plus dangereux que le socialiste athée.
Oui, oui, j'ai pris plaisir toute ma vie aux offenses, pour l'esthétique, car être offensé, non seulement ça fait plaisir, mais parfois c'est beau!
Là encore, tu te faisais une trop haute idée des hommes, car ce sont des esclaves, bien qu'ils aient été créés rebelles.
C'est toujours de ses maladies qu'on se vante.
Comme il était à prévoir, il délaissa complètement l'enfant qu'il avait eu d'Adélaïde Ivanovna, non par animosité ou par rancune conjugale, mais simplement parce qu'il l'avait tout à fait oublié.
Entre nous, dans nos relations, il n'y a que des signes, comme dans ton algèbre!
C'est trop idéaliste... et, de ce fait, cruel.
Une cause juste ne peut être anéantie par quelques erreurs.
J'ai gâché ma vie par dissipation morale seul dans mon coin.
Il y a énormément de gens qui sont malades ... de leur santé, je veux dire de leur certitude démesurée d'être des gens normaux, et qui de ce fait, sont imbus d'une terrible prétention, d'une effrontée satisfaction d'eux-mêmes.
La tyrannie est une habitude malsaine qui se développe progressivement et dégénère en maladie.
La même société qui abhorre le bourreau professionnel n'éprouve aucun dégoût pour le bourreau gentleman.
On se représente difficilement jusqu'à quel point la nature humaine peut être dénaturée.
La beauté sauvera le monde.
Oh! les gens contents d'eux! Avec quelle vaniteuse suffisance ces bavards sont prêts à prononcer leurs sentences!
Voyons, voyons; des ennemis! il ne faut pas penser aux ennemis.
Pour faire un civet de lièvre, il faut un lièvre; pour croire en Dieu, il faut un dieu.
De même qu'un vrai chagrin donne parfois de l'intelligence aux imbéciles, il peut aussi, - momentanément du moins, - faire un stoïque de l'homme le plus pusillanime.
Dieu m'est nécessaire, parce que c'est le seul être qu'on puisse aimer éternellement.
Le lendemain matin, j'allai me promener dans la ville, je rencontre un soldat ivre festonnant sur le trottoir pavé en bois.
Toute société, pour se maintenir et vivre, a besoin absolument de respecter quelqu'un et quelque chose, et surtout que ce soit le fait de tout le monde, et non pas de chacun à sa fantaisie.
Il y a toujours dans la charité quelque chose qui corrompt à jamais.
J'ai cherché pendant trois ans l'attribut de ma divinité et je l'ai trouvé: l'attribut de ma divinité, c'est l'indépendance!

Œuvres de Fiodor Dostoïevski

BobokCité dans Eloge des femmes mûres (2006) de Stephen Vizinczey.Correspondance, à Anna Gregorievna, 18 mai 1867Crime et Châtiment (1866)Crime et Châtiment (1866), III, 3Crime et Châtiment (1866), III, 5Crime et Châtiment (1866), VI, 7Dans La Folie (1980) de Roland Jaccard.Dans mon souterrainHumiliés et offensés (1861)Journal d'un écrivainJournal d'un écrivain (1873-1881)Journal d'un écrivain, 1873, le MilieuJournal d'un écrivain, 1877L'Adolescent (1875)L'IdiotL'Idiot (1868)L'Idiot (1868), III, 10Le Double (1846)Le Joueur (1866)