Auteur

Dominique Blondeau

Une trop grande joie est épuisante.
On n'y pense pas, le triomphe accompli dénature continuellement nos véritables sources de joie.
Elle ou une autre. Le temps des amants est du temps perdu quand l'homme s'habitue et s'acharne sur le corps d'une femme qu'il a fini de découvrir.
Ce père, c'était moi qui l'avais créé de toutes pièces avec ma ruse de femme occidentale. Le père n'existe pas: c'est l'homme qui dépend de son enfant mais jamais le contraire.
Le père n'existe pas: c'est l'homme qui dépend de son enfant mais jamais le contraire.
Désinvolture. Le grand art d'attirer les autres à soi et de feindre l'ignorance, d'adopter un genre désinvolte ou indifférent.
Les hommes sont impossibles et pensent qu'ailleurs, leur vie est à recommencer. Ils rêvent constamment d'un paradis perdu.
Elle doit s'habituer au prodige de la mémoire qui rend les êtres et les lieux impalpables; elle doit se soumettre à l'usure du temps qui, aujourd'hui, chaud et vibrant, se donne une allure trompeuse, celle de la durée.
Il en est des races comme des tribus : elles ne se mélangent pas, elles se combattent jusqu'à l'extermination.
Il n'est pas de sourire plus pur que celui de l'enfant qui se jette dans les bras de sa mère ou de son père.
J'avais besoin de ce compagnon que je cherchais et qui risquait de m'oublier un jour, car plus on veut se souvenir du détail d'une image lointaine, plus le temps nous prouve que l'on a déjà oublié.
Plus on veut se souvenir du détail d'une image lointaine, plus le temps nous prouve que l'on a déjà oublié.
L'absence ne renoue pas des liens usés.
Il est un destin où tous les êtres chutent de leur plein gré.

Œuvres de Dominique Blondeau

Demain, c'est l'Orient (1972)Femmes de soleil (1988)Les Errantes (1983)Les Visages de l'enfance (1971)Les funambules (1980)Que mon désir soit ta demeure (1975)