Auteur

Dominique Blondeau

L'homme idéal à la recherche de la femme idéale ! C'est le meilleur moyen de rester célibataire !
Les gens préfèrent s'accuser des pires défauts plutôt que de s'abstenir de leur présence.
Un instant de doute nous ramène droit à notre point de départ et nous sommes étrangers à ce que nous croyons connaître, posséder depuis quelques jours.
La parfaite confiance moisit l'amour le plus tenace.
On peut détruire le souvenir avec des mots, mais non la beauté de ce souvenir.
L'amour ne symbolise pas une vérité absolue entre deux êtres, mais une attirance vers un homme ou vers une femme que l'on choisit.
Il faut être jeune pour savoir vivre sans nostalgie. Plus tard, on se raccroche à toutes sortes de sentiments : des bons, des mauvais. A ce qui n'est pas très sain. Un renouveau.
Les femmes n'ont pas besoin de rêves : le moment présent leur suffit.
On ne renie pas son enfance ; on l'enfouit au fond de son coeur, et l'ombre portée, l'ombre magique devient un symbole.
L'amour en un dieu imaginaire varie selon la somme de nos satisfactions et insatisfactions comme un moulin à vent tournique ses ailes quand Dieu le veut.
Le mal est une nécessité favorable à l'équilibre du bien.
Le rire est un excès préférable à l'incertitude du silence. Il choque toujours les êtres très intelligents.
Le vrai bonheur des amants est construit sur des interdits.
La simplicité décourage. Elle ne s'acquiert qu'à force de détachement.
Quand le rêve est trop violent, il désaffecte le désir comme un acide ronge doucement un métal précieux.
L'instant n'est qu'un chamboulement physique; c'est déjà le geste accompli, le désir assouvi, le rien du présent qui s'assimile au passé et s'accouple à l'avenir. Il file entre les doigts pour ne jamais ressembler à ce qu'il a été.
Quand un sentiment est inexprimable, dupé par le désir que l'on a de l'autre, c'est de l'amour, n'est-ce pas ?
Dans l'offrande de soi-même, ne peut naître la réciprocité : on donne pour recevoir.
La misère mène à la révolte ou à la soumission. Un mélange de gratitude et de solidarité nouait une bizarre complicité tribale. Les jalousies à fleur de peau, l'animosité à fleur de lèvres — nous n'étions pas tendres dans ces moments-là...
La misère mène à la révolte ou à la soumission.
Un mélange de gratitude et de solidarité nouait une bizarre complicité tribale. Les jalousies à fleur de peau, l'animosité à fleur de lèvres — nous n'étions pas tendres dans ces moments-là...
Sentiments anormaux peut-être mais l'adolescence n'est-elle pas une merveilleuse crise de folie qu'il ne faut pas laisser passer sans trancher dans le vif de ses sensations ce qui me faisait douter de revoir un jour Viana car l'amertume plongée dans cette crise ne la ferait pas revivre aussi désintéressée et comment pourrions-nous nous retrouver avec nos coeurs purs et impurs après cette épreuve?
Mais l'adolescence n'est-elle pas une merveilleuse crise de folie qu'il ne faut pas laisser passer sans trancher dans le vif de ses sensations.
Il est tellement difficile de vivre avec l'être de son choix. Le temps use nos sentiments les plus aigus.
L'exactitude est un symptôme ignoré de l'enfance. L'éternité des jours à venir : son domaine.

Œuvres de Dominique Blondeau

Demain, c'est l'Orient (1972)Femmes de soleil (1988)Les Errantes (1983)Les Visages de l'enfance (1971)Les funambules (1980)Que mon désir soit ta demeure (1975)