J'avais besoin de ce compagnon que je cherchais et qui risquait de m'oublier un jour, car plus on veut se souvenir du détail d'une image lointaine, plus le temps nous prouve que l'on a déjà oublié.

À lire aussi de Dominique Blondeau

Une trop grande joie est épuisante.
Il en est des races comme des tribus : elles ne se mélangent pas, elles se combattent jusqu'à l'extermination.
Une mort manquée a sur le moment un charme unique: celui de nous égaler à l'erreur et aussi de nous précéder dans un passé qui n'a pas été le nôtre, quelque chose d'ignoré en évoluant tous les jours normalement.
Le coeur est un voyeur lorsqu'il est épris.
Le vrai bonheur des amants est construit sur des interdits.
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Dans la même œuvre

L'amour en un dieu imaginaire varie selon la somme de nos satisfactions et insatisfactions comme un moulin à vent tournique ses ailes quand Dieu le veut.
Quand le rêve est trop violent, il désaffecte le désir comme un acide ronge doucement un métal précieux.
L'instant n'est qu'un chamboulement physique; c'est déjà le geste accompli, le désir assouvi, le rien du présent qui s'assimile au passé et s'accouple à l'avenir. Il file entre les doigts pour ne jamais ressembler à ce qu'il a été.
Sentiments anormaux peut-être mais l'adolescence n'est-elle pas une merveilleuse crise de folie qu'il ne faut pas laisser passer sans trancher dans le vif de ses sensations ce qui me faisait douter de revoir un jour Viana car l'amertume plongée dans cette crise ne la ferait pas revivre aussi désintéressée et comment pourrions-nous nous retrouver avec nos coeurs purs et impurs après cette épreuve?
Mais l'adolescence n'est-elle pas une merveilleuse crise de folie qu'il ne faut pas laisser passer sans trancher dans le vif de ses sensations.