Auteur

Charles Aznavour

Je suis boulimique. Si j'arrête la scène, je meurs. Vous croyez que ça m'amuse de mourir ? J'y pense depuis l'âge de 15 ans.
Quand j'écris une chanson d'amour, ce n'est pas en pensant à quelqu'un mais aux phrases que je vais dire.
Quels sont mes handicaps ? Ma voix, ma taille, mes gestes, mon manque de culture et d'instruction, ma franchise, mon manque de personnalité. Ma voix ? Impossible de la changer. Les professeurs que j'ai consultés sont catégoriques : ils m'ont déconseillé de chanter. Je chanterai pourtant, quitte à m'en déchirer la glotte. D'une petite dixième, je peux obtenir une étendue de près de trois octaves. Je peux avoir les possibilités d'un chanteur classique, malgré le brouillard qui voile mon timbre
Ma voix ? Impossible de la changer. Les professeurs que j'ai consultés sont catégoriques : ils m'ont déconseillé de chanter. Je chanterai pourtant, quitte à m'en déchirer la glotte.
D'une petite dixième, je peux obtenir une étendue de près de trois octaves. Je peux avoir les possibilités d'un chanteur classique, malgré le brouillard qui voile mon timbre
J'habite seul avec maman - \r\nDans un très vieil appartement rue Sarasate - \r\nJ'ai pour me tenir compagnie - \r\nUne tortue deux canaris et une chatte
Il faut savoir quitter la table - \r\nLorsque l'amour est desservi - \r\nSans s'accrocher, l'air pitoyable - \r\nMais partir sans faire de bruit
Je suis devenu Français d'abord, dans ma tête, dans mon coeur, dans ma manière d'être, dans ma langue… J'ai abandonné une grande partie de mon arménité pour être Français… Il faut le faire. Ou alors il faut partir
Tu fermes les yeux pour oublier, moi pour me souvenir
L'indifférence, l'indifférence - \r\nL'indifférence - \r\nC'est tout ce qu'il reste à présent - \r\nDe cet amour tendre et violent - \r\nEn alternance - \r\nL'indifférence, l'indifférence - \r\nL'indifférence, l'indifférence\r\n
L'indifférence - \r\nC'est tout ce qu'il reste à présent - \r\nDe cet amour tendre et violent\r\n
Aime-moi - \r\nComme tu n'as jamais aimé - \r\nAime-moi - \r\nAussi fort que je t'aime
Pour ces désirs qui nous inondent - \r\nEt se traduisent peu à peu - \r\nEn des instants de fin du monde - \r\nMerci mon Dieu\r\n\r\n\r\n
Pour ce destin que l'on se forge Avec des larmes au fond des yeux Et des joies qui prennent à la gorge Merci mon Dieu
Je n'ai jamais connu mon père - \r\nOn dit que ma mère non plus - \r\nAussi j'ai grandi sans manière - \r\nSans que personne ne m'ait reconnu - \r\nEnfant je fauchais aux étalages - \r\nCe que ma mère ne pouvait m'acheter - \r\nIl faut bien manger à tout âge - \r\nJ'ai appris alors à tricher
A quinze ans au marché au puces - \r\nJ'ai reçu un grand choc au coeur - \r\nUne fille qu'avait seize ans au plus - \r\nEt balancée comme le bonheur - \r\nJe la guettais au coin de la rue - \r\nRien que pour la regarder passer - \r\nElle avait une mine ingénue - \r\nJ'ai appris alors à rêver
Hier encore, j'avais vingt ans, je caressais le temps - \r\nJ'ai joué de la vie - \r\nComme on joue de l'amour et je vivais la nuit - \r\nSans compter sur mes jours qui fuyaient dans le temps
Hier encore, j'avais vingt ans, je gaspillais le temps - \r\nEn croyant l'arrêter - \r\nEt pour le retenir, même le devancer - \r\nJe n'ai fait que courir et me suis essoufflé
Le printemps passe et puis l'été - \r\nMais l'automne a des joies cachées - \r\nQu'il te faut découvrir toi-même - \r\nOublie la cruauté du temps - \r\nEt rappelle-toi qu'à vingt ans - \r\nIl te suffisait qu je t'aime
Et rappelle-toi qu'à vingt ans - \r\nIl te suffisait qu je t'aime
Je ne peux être heureux - \r\nQue si je ne me vois dans tes yeux - \r\nDans tes chagrins et dans tes joies - \r\nQue si je fais partie de toi\r\n
Mais je ne peux rien y changer - \r\nCar je suis comme toi logé - \r\nTu le sais à la même enseigne - \r\nNe cultive pas les regrets - \r\nCar on ne récolte jamais - \r\nQue les sentiments que l'on sème
Moi, je ne peux pas ne pas vivre et je vis en scène. Je suis heureux en scène et ça se voit
La modernité ce n'est pas d'être moderne. C'est d'être de son temps.
Je n'aime pas qu'on dise que je suis vieux. Je ne suis pas vieux, je suis âgé. Ce n'est pas pareil

Œuvres de Charles Aznavour

A voix basse (2009)Aime-moiAu micro de de RTL, 2007AvecAznavour par Aznavour - Fayard, 1970.Comme ils disentDans Le Figaro, 5 septembre 2011.Dans Le Parisien, 5 mai 2015.Des mots à l'affiche , Octobre 1991, Editeur : Cherche Midi - Collection : Voix singulièresEmmenez-moi (1968)Epitaphe pour un poèteHier encoreIl fallait bien (1966)Il faut savoirIl te suffisait que je t'aimeIl te suffisait que je t'aimeIl viendra ce jour (1963)Interview Le Parisien, 15 septembre 2015.Interview RTL, 28 février 2013.Interview accordée à l'AFP le 21/11/2017