Auteur

Charles Aznavour

J'ai dû tout apprendre par moi-même, ce qui prend plus de temps que guidé par des maîtres.
J'ai dû tout apprendre par moi-même, ce qui prend plus de temps que guidé par des maîtres. J'ai avalé livres, dictionnaires, encyclopédies avec une immense soif de connaissances. Et je ne passe pas un soir sans lire et apprendre quelque chose. Je le ferai jusqu'au bout. Il n'y a pas de malédiction à être ignare.
Il ne faut pas oublier tout ce que les immigrés ont apporté à La France, les Picasso, Béart, Cioran … C'est une chance extraordinaire pour la France. Il y a peut-être parmi eux de futurs Aznavour , qui sait ?
Le matin quand je me réveille et que je sais que je suis en vie, je repars du bon pied. Tous les soirs je pense à la mort et tous les matins je pense à la vie. Je suis un bon vivant. Moi j'aime vivre, je n'ai pas peur de la mort, j'ai peur de ne pas vivre
Moi j'aime vivre, je n'ai pas peur de la mort, j'ai peur de ne pas vivre
Le pire et le meilleur j'en ai fait mon affaire - Et s'il me reste encore un beau spectacle à faire - Un bel enterrement flatterait mon ego
Bien sûr ce fut très long étant optimiste - \r\nJ'étais certain qu'un jour je deviendrais l'artiste - \r\nReconnu de ses pairs et comblé de bravos - \r\nLe pire et le meilleur j'en fait mon affaire - \r\nEt s'il me reste encore un beau spectacle à faire - \r\nUn bel enterrement flatterait mon égo
A dix-huit ans j'ai quitté ma province - \r\nBien décidé à empoigner la vie - \r\nLe coeur léger et le bagage mince - \r\nJ'étais certain de conquérir Paris
Ils sont venus - \r\nIls sont tous là - \r\nDès qu'ils ont entendu ce cri - \r\nElle va mourir, la mamma
Hier encore j'avais vingt ans - \r\nMais j'ai perdu mon temps - \r\nA faire des folies - \r\nQui ne me laissent au fond - \r\nRien de vraiment précis - \r\nQue quelques rides au front - \r\nEt la peur de l'ennui
Et si l'humble garni - \r\nQui nous servait de nid - \r\nNe payait pas de mine - \r\nC'est là qu'on s'est connu - \r\nMoi qui criais famine - \r\nEt toi qui posais nue
Moi qui n'ai connu toute ma vie - \r\nQue le ciel du Nord - \r\nJ'aimerais débarbouiller ce gris - \r\nEn virant de bord
Ça gesticule et parle fort - \r\nÇa joue les divas, les ténors - \r\nDe la bêtise - \r\nMoi les lazzis, les quolibets - \r\nMe laissent froid puisque c'est vrai - \r\nJe suis un homo - \r\nComme ils disent
Je m'voyais déjà en haut de l'affiche - \r\nEn dix fois plus gros que n'importe qui mon nom s'étalait - \r\nJe m'voyais déjà adulé et riche - \r\nSignant mes photos aux admirateurs qui se bousculaient
Je m'voyais déjà en haut de l'affiche - \r\nEn dix fois plus gros que n'importe qui mon nom s'étalait - \r\nJe m'voyais déjà adulé et riche - \r\nSignant mes photos aux admirateurs qui se bousculaient

Œuvres de Charles Aznavour

A voix basse (2009)Aime-moiAu micro de de RTL, 2007AvecAznavour par Aznavour - Fayard, 1970.Comme ils disentDans Le Figaro, 5 septembre 2011.Dans Le Parisien, 5 mai 2015.Des mots à l'affiche , Octobre 1991, Editeur : Cherche Midi - Collection : Voix singulièresEmmenez-moi (1968)Epitaphe pour un poèteHier encoreIl fallait bien (1966)Il faut savoirIl te suffisait que je t'aimeIl te suffisait que je t'aimeIl viendra ce jour (1963)Interview Le Parisien, 15 septembre 2015.Interview RTL, 28 février 2013.Interview accordée à l'AFP le 21/11/2017