Moi qui n'ai connu toute ma vie - \r\nQue le ciel du Nord - \r\nJ'aimerais débarbouiller ce gris - \r\nEn virant de bord
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A quinze ans au marché au puces - \r\nJ'ai reçu un grand choc au coeur - \r\nUne fille qu'avait seize ans au plus - \r\nEt balancée comme le bonheur - \r\nJe la guettais au coin de la rue - \r\nRien que pour la regarder passer - \r\nElle avait une mine ingénue - \r\nJ'ai appris alors à rêver
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J'habite seul avec maman - \r\nDans un très vieil appartement rue Sarasate - \r\nJ'ai pour me tenir compagnie - \r\nUne tortue deux canaris et une chatte
Je suis boulimique. Si j'arrête la scène, je meurs. Vous croyez que ça m'amuse de mourir ? J'y pense depuis l'âge de 15 ans.
Et si l'humble garni - \r\nQui nous servait de nid - \r\nNe payait pas de mine - \r\nC'est là qu'on s'est connu - \r\nMoi qui criais famine - \r\nEt toi qui posais nue
Un des plus beaux cadeaux que nous ait fait la vie - c'est quand notre prénom a l'air d'un mot gentil.
Dans la même œuvre
Jour après jour, heure après heure - J'ai appris ce qu'était pleurer - Et comme son souvenir demeure - Faut que j'apprenne à oublier.
Enfant je fauchais aux étalages - Ce que ma mère ne pouvait m'acheter - Il faut bien manger à tout âge.
Je n'ai jamais connu mon père - \r\nOn dit que ma mère non plus - \r\nAussi j'ai grandi sans manière - \r\nSans que personne ne m'ait reconnu - \r\nEnfant je fauchais aux étalages - \r\nCe que ma mère ne pouvait m'acheter - \r\nIl faut bien manger à tout âge - \r\nJ'ai appris alors à tricher