Et si elle est fausse, l'attrition ne suffit pas pour sauver un homme.
Quand on voit le style naturel, on est tout étonné et ravi, car on s'attendait de voir un auteur, et on trouve un homme.
Plus ils marquent de faiblesse en ma personne, plus ils autorisent ma cause.
Il n'aime plus cette personne qu'il aimait il y a dix ans. Je crois bien; elle n'est plus la même, ni lui non plus; il était jeune et elle aussi; elle est tout autre.
La condition d'un mariage avantageux est aussi souhaitable suivant le monde qu'elle est vile et préjudiciable selon Dieu.
Le passé et le présent sont nos moyens, le seul avenir est notre fin.
Il faut que le monde soit bien aveugle s'il vous croit.
En voyant l'aveuglement et la misère de l'homme en regardant tout l'univers muet, et l'homme sans lumière, abandonné à lui-même, et comme égaré dans ce recoin de l'univers ...
Jésus-Christ est venu aveugler ceux qui voyaient clair, et donner la vue aux aveugles ...
Si l'homme n'avait jamais été que corrompu, il n'aurait aucune idée ni de la vérité, ni de la béatitude.
La mode même et les pays règlent ce que l'on appelle beauté.
Vous savez quel trafic on fait aujourd'hui des bénéfices, et que s'il fallait s'en rapporter à ce que saint Thomas et les anciens en ont écrit, il y aurait bien des simoniaques dans l'Eglise.
Travaillons donc à bien penser: Voilà le principe de la morale.
Tout ce que je connais est que je dois bientôt mourir.
D'où vient qu'un boiteux ne nous irrite pas, et un esprit boiteux nous irrite? à cause qu'un boiteux reconnaît que nous allons droit, et qu'un esprit boiteux dit que c'est nous qui boitons; sans cela, nous en aurions pitié et non colère.
Il opine du bonnet comme un moine en Sorbonne.
On ne veut pas que j'honore un homme vêtu de brocatelle et suivi de sept ou huit laquais!
Il se peut faire qu'il y ait des vraies démonstrations; mais cela n'est pas certain. Ainsi, cela ne montre autre chose, sinon qu'il n'est pas certain que tout soit incertain, à la gloire du pyrrhonisme.
Les principales forces des pyrrhoniens ... sont: que nous n'avons aucune certitude de la vérité de ces principes, hors la foi et la révélation, sinon en que nous les sentons naturellement en nous.
J'ai connu que notre nature n'était qu'un continuel changement, et je n'ai plus changé depuis; et si je changeais, je confirmerais mon opinion.
Quelle chimère est-ce donc que l'homme? Quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradiction, quel prodige!
Entre nous, et l'enfer ou le ciel, il n'y a que la vie entre deux, qui est la chose du monde la plus fragile.
La raison nous commande bien plus impérieusement qu'un maître; car en obéissant à l'un on est malheureux, et en déobéissant à l'autre on est un sot.
Pour vous le montrer encore mieux, dit-il, ne pensez-vous pas que la bonne opinion de soi-même et la complaisance qu'on a pour ses ouvrages, est un des péchés les plus dangereux?
Tout ce qui est au monde est concupiscence de la chair, ou concupiscence des yeux, ou orgueil de la vie: libido sentiendi, libido sciendi, libido dominandi.
Œuvres de Blaise Pascal
Chap. XXV - Faiblesse de l’hommeDe l'Esprit géométrique et de l'Art de persuader (1657)De l'esprit géométriqueDiscours sur la condition des grands, IIDiscours sur les passions de l'amourDiscours sur les passions de l'amour (1652-1653)Entretien avec M. de SacyEntretien avec M. de Sacy.Fragment de préface pour le traité du vide (1647)Les provinciales (1656)Les provinciales (1656), 16Les provinciales (1656), 6Les provinciales (1656), IILes provinciales (1656), IIILes provinciales (1656), IXLes provinciales (1656), VILes provinciales (1656), XLes provinciales (1656), XILes provinciales (1656), XIILes provinciales (1656), XV