Les choses ont diverses qualités et l'âme diverses inclinations, car rien n'est simple de ce qui s'offre à l'âme, et l'âme ne s'offre jamais simple à aucun sujet. De là vient qu'on pleure et qu'on rit d'une même chose.
Peu de chose nous console parce que peu de chose nous afflige.
L'on demande s'il faut aimer. Cela ne se doit point demander: on doit le sentir.
Notre doctrine des équivoques, par laquelle il est permis d'user de termes ambigus, en les faisant entendre en un autre sens qu'on ne les entends soi-même.
Nous sommes composés de deux natures oposées et de divers genre, d'âme et de corps. Car il est impossible que la partie qui raisonne en nous soit autre que spirituelle ...
Peu d'amitiés subsisteraient, si chacun savait ce que son ami dit de lui lorsqu'il n'y est pas.
La vie tumultueuse est agréable aux grands esprits; mais ceux qui sont médiocres n'y ont aucun plaisir, ils sont machines partout.
La plus grande des preuves de Jésus-Christ sont les prophéties. C'est aussi à quoi Dieu a le plus pourvu; car l'événement qui les a remplies est un miracle subsistant depuis la naissance de l'église jusqu'à la fin.
A force de parler d'amour, l'on devient amoureux ...
La nature de l'amour-propre et de ce moi humain est de n'aimer que soi et de ne considérer que soi.
Nous ne tenons jamais au temps présent. Nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours.
Ceux qui font les antithèses en forçant les mots font comme ceux qui font de fausses fenêtres pour la symétrie: leur règle n'est pas de parler juste, mais de faire des figures justes.
Nos sens n'aperçoivent rien d'extrême.
Je n'ai d'attache sur la terre qu'à la seule Eglise catholique, apostolique et romaine, dans laquelle je veux vivre et mourir.
Les sens abusent la raison par de fausses apparences.
Tout le malheur des hommes vient du fait qu'ils ne savent pas rester au calme dans une chambre.
La délicatesse est un don de la nature, et non pas une acquisition de l'art ...
Que tous les disciples d'Aristote assemblent tout ce qu'il y a de fort dans les écrits de leur maître ou de ses commentateurs.
On ne veut être assujetti qu'à la raison ou à la justice.
Les athées doivent dire des choses parfaitement claires; or il n'est point parfaitement clair que l'âme soit matérielle.
Nous avons beau enfler nos conceptions, au delà des espaces imaginables, nous n'enfantons que des atomes, au prix de la réalité des choses.
Je n'ai d'attaches sur la terre qu'à la seule Eglise Catholique, Apostolique et Romaine, dans laquelle je veux vivre et mourir ...
Quand on voit le style naturel, on est tout étonné et ravi, car on s'attendait de voir un auteur et on trouve un homme.
On est bien aise d'avoir à rendre ce témoignage d'amitié, et à s'attirer la réputation de tendresse sans rien donner.
Il n'est pas permis d'attribuer à l'Ecriture les sens qu'elle ne nous a pas révélé qu'elle a.
Œuvres de Blaise Pascal
Chap. XXV - Faiblesse de l’hommeDe l'Esprit géométrique et de l'Art de persuader (1657)De l'esprit géométriqueDiscours sur la condition des grands, IIDiscours sur les passions de l'amourDiscours sur les passions de l'amour (1652-1653)Entretien avec M. de SacyEntretien avec M. de Sacy.Fragment de préface pour le traité du vide (1647)Les provinciales (1656)Les provinciales (1656), 16Les provinciales (1656), 6Les provinciales (1656), IILes provinciales (1656), IIILes provinciales (1656), IXLes provinciales (1656), VILes provinciales (1656), XLes provinciales (1656), XILes provinciales (1656), XIILes provinciales (1656), XV