Auteur

Antonin Artaud

La vie est de brûler des questions.
Le bien est voulu, il est le résultat d'un acte, le mal est permanent.
Le tricheur est celui qui corrige le sort, donc le réel: c'est un mystique en son genre.
Les Nombres, c'est-à-dire les degrés de la vibration.
Nul n'a jamais écrit ou peint, sculpté, modelé, construit, inventé, que pour sortir en fait de l'enfer.
On gagne l'amour par la conscience d'abord, et par la force de l'amour après.
On ne nie bien que dans le concret.
Qui ne sent pas la bombe cuite et le vertige comprimé n'est pas digne d'être vivant.
Tout vrai langage est incompréhensible.
Toute matière commence par un dérangement spirituel.
... ce fantastique dont on s'aperçoit toujours plus qu'il est en réalité tout le réel, ...
Avoir le sens de l'unité profonde des choses, c'est avoir le sens de l'anarchie, et de l'effort à faire pour réduire les choses en les ramenant à l'unité.
Dans la matière, il n'y a pas de dieux. Dans l'équilibre, il n'y a pas de dieux. Les dieux sont nés de la séparation des forces et ils mourront de leur réunion.
Il faut plus de vertu à l'acteur furieux pour ne pas accomplir réellement un crime, qu'il ne faut de courage à l'assassin pour parvenir à réaliser le sien.
Il faut suivre la foule pour la diriger. Lui tout céder pour tout lui reprendre.
Il ne faut pas trop se hâter de juger les hommes, il faut leur faire crédit jusqu'à l'absurde, jusqu'à la lie.
Je n'ai jamais rien étudié, mais tout vécu et cela m'a appris quelque chose.
Je sais bien que le plus petit élan d'amour vrai nous rapproche beaucoup plus de Dieu que toute la science que nous pouvons avoir de la création et de ses degrés.
L'absolu n'a besoin de rien. Ni de dieu, ni d'ange, ni d'homme, ni d'esprit, ni de principe, ni de matière, ni de continuité.
L'esprit a tendance à se délivrer du palpable pour arriver à ses fins.
L'obsession des femmes est vitale, elle correspond à un besoin de vertu.
Là où ça sent la merde ça sent l'être.
Là ou d'autres proposent des oeuvres, je ne prétends pas autre chose que de montrer mon esprit.
La poésie, c'est de la multiplicité broyée et qui rend des flammes.
S'il est difficile de vivre, il devient de plus en plus impossible et inefficace de mourir.

Œuvres de Antonin Artaud

A la grande nuit ou le Bluff surréalisteA propos du cinémaBilboquetChez les Tarahumaras (1955)Ci-GîtD'un voyage au pays des Tarahumaras (1945)Dans revue 84, n° 16Deux projets de mise en scèneHistoire entre la groume et Dieu (1947)Héliogabale ou l'Anarchiste couronnéHéliogabale ou l'Anarchiste couronné (1934)Héliogable ou l'anarchiste couronné (1934)L'Ombilic des Limbes suivi du Pèse-nerfs et autres textes, Antonin Artaud, éd. Gallimard, coll. « Poésie/Gallimard », 1954, « Antonin Artaud à Jacques Rivière, Paris, le 29 janvier 1924 », p. 24L'Ombilic des limbesL'Ombilic des limbes (1925)L'Ombilic des limbes (1925), L'amour sans trêveLe Moine (1931)Le Pèse-Nerfs (1925)Le Théâtre et son double (1938)Le Théâtre et son double (1938), Ma mise en scène et la métaphysique