Je suis heureux qu'on me récompense pour l'ensemble de ma carrière. Sur moi, on peut dire ce qu'on veut, j'ai l'habitude. Mais sur ma carrière, il n'y a rien à dire. Elle est irréprochable.
J'ai dit que j'avais giflé une femme? Oui. Et j'aurais dû ajouter que j'ai plus reçu de baffes que je n'en ai donné. Dans ma vie, je n'ai jamais harcelé une femme. En revanche, elles m'ont beaucoup harcelé et aujourd'hui encore, alors que je n'ai plus grand-chose à donner. Après, des gens m'aiment, d'autres non, c'est toute ma vie.
J'estime que je suis déjà mort...
J'ai toujours voulu être le Christ...
Pour les acteurs et pour les chefs d'Etat, il n'y a pas d'âge pour la retraite.
Ce soir c'est un peu un hommage posthume, mais de mon vivant. Je vais partir, mais je ne partirai pas sans vous remercier.
Si je suis une star, et c'est pour ça que je veux vous remercier, c'est au public que je le dois et à personne d'autre.
Ce sont les femmes qui m'ont aimé, qui m'ont fait faire ce métier, qui ont voulu que je le fasse et qui se sont battues pour que je le fasse .
On n'est pas obligé d'être en accord avec moi. Mais il y a une chose au monde dont je suis sûr, dont je suis fier, vraiment, une seule, c'est ma carrière.
Cette Palme d'or, on me l'a offerte pour ma carrière et pour rien d'autre, et c'est pour ça que je suis fier.
Je ne suis pas contre le mariage gay, je m'en fous : les gens font ce qu'ils veulent. Mais je suis contre l'adoption par deux personnes du même sexe.
Je ne suis pas contre le mariage gay, je m'en fous : les gens font ce qu'ils veulent.
Dans ma vie, je n'ai jamais harcelé une femme. En revanche, elles m'ont beaucoup harcelé.
On a voulu me coller l'étiquette extrême droite parce que j'ai raconté que j'étais copain avec Le Pen depuis l'armée. Non, je suis de droite, point.
Quand vous êtes là depuis trop longtemps, vous emmerdez le monde, surtout ici. Le "il est encore là, celui-là", c'est très français. On n'aime pas le succès qui dure.
Je suis de droite, point. Mais, ce qui est assez drôle, c'est que je n'ai été décoré que par des gens de gauche : Mitterrand et Lang.
J'ai toujours été un homme de droite, j'ai toujours été gaulliste. Tous les 18 juin, je suis à Colombey
Ce sont les femmes qui m'ont poussé vers le cinéma alors que je n'avais aucune formation. J'en ai fait un livre : le titre, Les Femmes de ma vie, dit tout. Au départ, c'était grâce à ma gueule, mais ça aurait pu ne durer qu'un an. Si j'avais été mauvais, il y a longtemps que je serais parti, vous ne croyez pas ?
Le public aimait me voir un flingue à la main et, souvent, mourir à la fin. La mort, c'est ce qui fait les héros.
Ça me rend dingue de voir mes fils, le petit et même le grand, toute la journée sur leur truc. Facebook, "Instra-gam" ou je ne sais pas quoi. Le buzz, c'est du bruit. Ça ne m'intéresse pas.
Je partirai tranquille, je ne regretterai rien et surtout pas cette époque de merde.
Si demain je reçois un beau projet, un truc qui me scotche, je le ferai. Même à 95 ans.
Je suis passéiste depuis toujours. Depuis l'Indochine… Aujourd'hui, j'ai plus de belles choses à regarder derrière moi que devant. J'ai quoi devant, à part les quatre planches ?
Gabin disait : "Tout part de l'histoire." Aujourd'hui, on fait des films avec n'importe quoi.
Comme je le dis souvent, je ne suis pas un comédien : je ne joue pas, je vis.
Œuvres de Alain Delon