Si je suis une star, et c'est pour ça que je veux vous remercier, c'est au public que je le dois et à personne d'autre.

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On a voulu me coller l'étiquette extrême droite parce que j'ai raconté que j'étais copain avec Le Pen depuis l'armée. Non, je suis de droite, point.
Ça me rend dingue de voir mes fils, le petit et même le grand, toute la journée sur leur truc. Facebook, "Instra-gam" ou je ne sais pas quoi. Le buzz, c'est du bruit. Ça ne m'intéresse pas.
Aujourd'hui, je suis différent d'hier physiquement. Mais je ne veux pas refaire du cinéma pour faire du cinéma. Je ne veux pas faire le combat de trop, comme disent les boxeurs, que je connais bien.
Si demain je reçois un beau projet, un truc qui me scotche, je le ferai. Même à 95 ans.
Je n'ai jamais joué de ma vie, je vis mes rôles. Ce n'était pas drôle pour les femmes qui ont partagé ma vie, car, un jour, j'étais flic, le lendemain, curé. La caméra est pour moi comme une femme que je regarde dans les yeux.
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Ce soir c'est un peu un hommage posthume, mais de mon vivant. Je vais partir, mais je ne partirai pas sans vous remercier.
Ce sont les femmes qui m'ont aimé, qui m'ont fait faire ce métier, qui ont voulu que je le fasse et qui se sont battues pour que je le fasse .
On n'est pas obligé d'être en accord avec moi. Mais il y a une chose au monde dont je suis sûr, dont je suis fier, vraiment, une seule, c'est ma carrière.
Cette Palme d'or, on me l'a offerte pour ma carrière et pour rien d'autre, et c'est pour ça que je suis fier.
Il y a longtemps que je n'ai pas autant chialé.