Auteur

Abbé Mathurin Régnier

L'homme s'oppose en vain contre la destinée.
Cependant il vaut mieux sucrer notre moutarde.
Corsaires à corsaires, - L'un l'autre s'attaquant, ne font point leurs affaires.
Estimez vos amants selon le revenu.
Les fous sont aux echecs les plus proches des rois.
L'honneur est un vieux saint que l'on ne chôme plus.
Ma foi, les beaux habits servent bien à la mine.
Riche vilain vaut mieux que pauvre gentilhomme.
Sotte et fâcheuse humeur de la plupart des hommes - Qui, suivant ce qu'ils sont, jugent ce que nous sommes.
J'ai vécu sans nul pensement, - Me laissant aller doucement - A la bonne loi naturelle. - Et si m'étonne fort pourquoi - La mort osa songer à moi, - Qui ne songeai jamais à elle.
Chacun est artisan de sa bonne fortune.
La flamme de ton coeur par tes yeux étincelle.
Ainsi, sur chaque auteur, il trouve de quoi mordre; - L'un n'a point de raison, et l'autre n'a point d'ordre; - L'un avorte avant temps les oeuvres qu'il conçoit.
Le monde est un brelan où tout est confondu: - Tel pense avoir gagné qui a souvent perdu.
Aux rebelles vaincus il usait de douceur.
J'aurais en mon malheur - Quelque contentement à flatter ma douleur.
L'oeil farouche et troublé, l'esprit à l'abandon.
Vous êtes, je vois bien, grand abatteur de quilles.
Chacune sur le cul au foyer s'accroupit.
Qui ose a peu souvent la fortune contraire.
Avec que la science, il faut un bon esprit.
Ce qui plait à l'homme sain, offense un chassieux.
Selon le vent qu'il fait, l'homme doit naviguer.
Qui gai fait une erreur, la boit à repentance.
Quand on se brûle au feu que soi-même on attise, - Ce n'est point accident, mais c'est une sottise.

Œuvres de Abbé Mathurin Régnier

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