Ah la solitude, quelle belle et triste chose ! Qu'elle est belle quand nous la choisissons ! Qu'elle est triste quand elle nous est imposée depuis des années !

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Quand on ne peut pas démasquer les gens, on les prend de biais, par les êtres qui leur sont chers.
Quand le luxe me fait envie, je vais me promener autour de la Madeleine. C'est un quartier riche. Les rues sentent le pavé de bois et le tuyau d'échappement. Le tourbillon qui suit les autobus et les taxis me soufflette la face et les mains. Devant les cafés, les cris que je perçois une seconde semblent sortir d'un porte-voix qui tourne.
Pour un peu d'affection, je partagerais ce que je possède : l'argent de ma pension, mon lit.
J'aime les gares parce qu'elles vivent jour et nuit. Si je ne dors pas, je me sens moins seul.
Un homme comme moi, qui ne travaille pas, qui ne veut pas travailler, sera toujours détesté. J'étais, dans cette maison d'ouvrier, le fou, qu'au fond, tous auraient voulu être. J'étais celui qui se privait de viande, de cinéma, de laine, pour être libre. J'étais celui qui sans le vouloir, rappelait chaque jour aux gens leur condition misérable.
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Dans la même œuvre

Vraiment Billard n'avait pas de tact. Si j'avais été marié, je ne l'eusse pas dit. Il devait savoir qu'on ne raconte pas son bonheur à un malheureux.
Elle ne devait pas plaire aux hommes mais tout de même c'était une femme, avec de gros seins et des hanches plus larges que les miennes.
Il en a toujours été ainsi dans ma vie. Personne n'a jamais répondu à mon amour. Je ne demande qu'à aimer, qu'à avoir des amis et je demeure toujours seul. On me fait l'aumône, puis on me fuit. La chance ne m'a vraiment pas favorisé.
J'aime les gares parce qu'elles vivent jour et nuit. Si je ne dors pas, je me sens moins seul.
Les gens ne croient pas au hasard, surtout dès lors que celui-ci est seul pour vous excuser.