Tant que nous vivons un bonheur, nous le sentons difficilement. C'est seulement quand il est passé et que nous regardons en arrière que nous sentons soudain combien nous étions heureux.
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A ses côtés, le temps avait pris une nouvelle saveur. Ce n'était plus une succession mathématique d'évènements, ni en moi, un problème philosophique insoluble. C'était du sable chaud, finement tamisé, et je le sentais couler tendrement entre mes doigts.
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L'homme, quand il est jeune, c'est une bête féroce qui dévore ses semblables !
Il y a trois catégories d'âmes, trois catégories de prières : - a) Je suis un arc entre tes mains, Seigneur ; tends-moi, sinon je pourrirai. - b) Ne me tends pas trop, Seigneur, sinon je me briserais. - c) Tends-moi tant que tu peux, Seigneur, et que je me brise !
Ma vie avait fait fausse route et mon contact avec les hommes n'était plus qu'un monologue intérieur. J'étais descendu si bas que si j'avais eu à choisir entre tomber amoureux et lire un bon livre sur l'amour j'aurais choisi le livre.
Dieu à chaque instant change de visage. Heureux celui qui peut le reconnaître sous chacun de ses masques.
Dans la même œuvre
L'âme humaine, embourbée dans la chair, est encore à l'état brut, imparfaite.
Se séparer lentement des être aimés, quelle amertume ! Mieux vaut trancher dans le vif, et retrouver la solitude, climat naturel de l'homme.
Dieu à chaque instant change de visage. Heureux celui qui peut le reconnaître sous chacun de ses masques.
Le bon maître ne veut pas de récompense plus éclatante que celle-là : former un élève qui le dépasse.
Nous restâmes silencieux auprès du brasero, tard dans la nuit. Je sentais de nouveau combien le bonheur est chose simple et frugale : un verre de vin, une châtaigne, un misérable poêle, la rumeur de la mer. Rien d'autre. Et pour sentir que tout cela c'est du bonheur, il ne faut qu'un coeur simple et frugal.