A qui n'a jamais compris que l'enchantement de la langue française naît de telles subtilités, j'adresse la prière suivante : méfiez-vous des virgules.

À lire aussi de Muriel Barbery

La politique, me dit-elle. Un jouet pour les petits riches qu'ils ne prêtent à personne.
A quoi sert l'Art? A nous donner la brève mais fulgurante illusion du camélia, en ouvrant dans le temps une brèche émotionnelle qui semble irréductible à la logique animale.
Personne ne semble avoir songé que si la vie est absurde, y réussir brillamment n'a pas plus de valeur que d'y échouer.
Lorsque la maladie entre dans un foyer, elle ne s'empare par seulement d'un corps mais tisse entre les coeurs une sombre toile où s'ensevelit l'espoir.
Ainsi vit-on sa vie d'homme, dans notre univers: il faut sans cesse reconstruire son identité d'adulte, cet assemblage bancal et éphémère, si fragile, qui habille le désespoir et, à soi devant sa glace, raconte le mensonge auquel on a besoin de croire.
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Dans la même œuvre

Nous parlons d'amour, de bien et de mal ... et nous accrochons à ces icônes respectables comme la tique assoiffée à son gros chien tout chaud.
Les hommes vivent dans un monde où ce sont les mots et non les actes qui ont du pouvoir, où la compétence ultime, c'est la maîtrise du langage.
La Civilisation, c'est la violence maîtrisée, la victoire toujours inachevée sur l'agressivité du primate.
Les gens croient poursuivre les étoiles et ils finissent comme des poissons rouges dans un bocal.
Les psys sont des comiques qui croient que la métaphore, c'est un truc de grand sage.